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Archives du calendrier
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Groupe de lecture sur l’ouvrage « Animals and the Right to Politics » (OUP, 2025) @ En ligne.
12 h 30 – 14 h 30
Le Centre de recherche en éthique tiendra prochainement un groupe de lecture interdisciplinaire consacré à l’ouvrage Animals and the Right to Politics de Sue Donaldson et Will Kymlicka (OUP, 2025). Le groupe se réunira à trois reprises, chaque séance portant sur une partie du livre. La prochaine séance aura lieu le 18 juin 2026, de 12h30 à 14h30, en ligne. Cette séance portera sur le contexte de l’ouvrage et abordera des thèmes tels que les défis politiques et l’exclusion, la tutelle politique, la résistance et la tentation cosmopolite.
Pour vous inscrire et participer via Zoom, cliquez ici. Pour plus d’informations, c’est ici.
Coorganisé par le Social Justice Centre de Concordia, le CRÉ, le GRÉEA, l’Observatoire québécois en droit animalier (OQDA), la Canadian Society for Critical Animal Studies (CCAS) et Animals in philosophy, politics, law, and ethics research group (APPLE).
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Troisième séance – Séminaire des boursier-es d’études supérieures du CRÉ @ Salle 309, CRÉ, mode hybride
13 h 30 – 15 h 00
Vous êtes invité-es à la troisième séance de l’édition 2025-2026 du Séminaire des boursier-es d’études supérieures du CRÉ.
À l’occasion de cette séance, France Lacharité et Nohémi Bokuma présenteront leurs projets de recherche. Chaque présentation durera environ 20 minutes et serait immédiatement suivie d’une discussion d’environ 25 minutes.
L’objectif du Séminaire est d’offrir à nos boursier-es des conseils et des critiques constructives afin de les aider à renforcer leur projet de recherche. Il s’agit également de leur donner l’occasion de s’exercer à livrer une présentation selon un format comparable à celui des colloques universitaires. Nous espérons que vous serez nombreuses et nombreux à participer à cette activité, que nous souhaitons particulièrement formatrice!
Au programme :
1) 13h30 – 14h15 – Présentation de France Lacharité, doctorante en études du religieux contemporain à l’Université de Sherbrooke, travaillant sous la direction de Bertrand Lavoie, Marc Dumas et Louise La Fontaine.
Composer avec la finitude: limites, vulnérabilités et sens dans les soins de fin de vie pédiatriques
En décembre 2015, la Loi concernant les soins de fin de vie est entrée en vigueur au Québec et a reconnu l’aide médicale à mourir (AMM) comme un soin de fin de vie pour certaines personnes de 18 ans et plus. Après plus de10 ans d’application de la loi, l’acceptation sociale croissante et la diminution des réticences du corps médical ont suscité des discussions sur l’expansion de l’AMM à d’autres groupes, y compris certains mineurs. Dans une perspective plus large, la question de l’AMM soulève plusieurs enjeux, notamment celui du rapport à la vie et à la mort.
Aborder la mort en soi est difficile, mais cela devient encore plus complexe lorsqu’il s’agit de celle d’un enfant. Dans ce contexte, la mort d’un enfant amène les soignants à vivre des émotions et à faire face à différentes limites (légales, déontologiques, morales ou éthiques). Ils se trouvent ainsi confrontés à leur propre vulnérabilité, ce qui peut faire surgir des questions éthiques, morales et de sens.
Cette communication a pour objectif de vous présenter des résultats préliminaires issus d’une recherche qualitative menée dans un hôpital pédiatrique québécois, s’appuyant sur des observations de type shadowing effectuées auprès de cinq professionnels de la santé et sur une cinquantaine d’entretiens semi-dirigés avec différents types de soignants.
Les premières analyses mettent en lumière les échanges avec les familles et les défis qui émergent lorsque des questions sur le temps, l’espoir et le sens surviennent à l’approche de la fin de vie. Elles mettent également en évidence certains besoins du personnel soignant lors de leur accompagnement en fin de vie pédiatrique.
2) 14h15 – 15h00 –Présentation de Nohémi Bokuma, étudiante à la maîtrise en science politique à l’Université Concordia travaillant sous la direction de Dre Stephanie Paterson et Dr Jonathan Martineau.
Examiner et identifier les lacunes des politiques canadiennes et la manière dont elles interagissent avec la violence numérique fondée sur le genre
La violence numérique fondée sur le genre au Canada est en hausse et se matérialise même au-delà de l’Internet et dans notre monde réel. Alek Minassian a été reconnu coupable d’une attaque à la camionnette à Toronto en 2018. Celui-ci a été décrit comme étant l’incident le plus meurtrier lié au mouvement incel (Beckett 2021), un sous-groupe du réseau de la manosphère, où des groupes d’hommes sont persuadés « que les femmes utilisent leur pouvoir sexuel pour dominer socialement » (Basu 2020). Ainsi, à travers une analyse de cette dimension émergente de la violence misogyne numérique, ce mémoire de recherche du second cycle examinera comment les politiques canadiennes interagissent avec la violence numérique fondée sur le genre et avec la radicalisation sexiste des jeunes hommes en ligne, et critiquera également les technologies qui facilitent la violence numérique fondée sur le genre. La question principale se crée à partir de l’observation suivante: les sentiments partagés par certains internautes, soit le sentiment de faire partie d’une communauté, la liberté et l’anonymat et les « différences entre les web hosts » (Ganesh 2018, 38) et l’absence de réglementation unifiée, le tout fragilisant la sécurité numérique des femmes. Alors, en permettant alors aux groupes tels que ceux issus de la manosphère de migrer d’une plateforme à une autre, échappant ainsi à la menace de fermeture de leur communauté numérique et maximisant leur promotion d’une culture numérique misogyne, on remarque alors une vulnérabilisation de la sécurité numérique des femmes.
À travers cette analyse, les questions suivantes émergent, soit sur l’éthique derrière les pratiques courantes (et les politiques qui les gouvernent) des plateformes telles que Reddit, 4Chan, Meta et X (Twitter), la gouvernance et l’éthique des technologies avancées et de l’intelligence artificielle de ces plateformes et finalement, la question du pouvoir acquis et du profit généré par ces compagnies au détriment des femmes.
Animation : Ryoa Chung (UdeM).
Pour y participer par Zoom, c’est ici (ID de réunion: 704 532 7051; Code secret: 9Me2EW). -
Atelier sur la philosophie de la santé mentale @ Université du Québec à Montréal
9 h 30 – 17 h 00
Vous êtes cordialement invité.es à un atelier sur la philosophie de la santé mentale, prévu le 28 mai 2026, de 9h30 à 17h00. L’événement aura lieu dans la salle W-5305 du Pavillon Thérèse-Casgrain de l’Université du Québec à Montréal, située au 455, boulevard René-Lévesque Est, à Montréal.
Programmation :
Séance du matin, présidée par Anne-Marie Gagné-Julien (Université Laval)
- 9h30 – 9h40 : Mot d’ouverture
- 9h40 – 10h25 : Sandrine Renaud (Université du Québec à Trois-Rivières), « Injustices Experienced by Adults Diagnosed with Psychotic Disorders in Mental Health Care: A Scoping Review »
- 10h25 – 10h30 : Pause
- 10h30 – 11h15 : Axel Constant (Université de Sussex), « The participatory stance: A veritistic social epistemology for patient knowledge »
- 11h15 – 11h20 : Pause
- 11h20 – 12h05 : Shannon Mahony et Owen Chevalier, « Beyond listening: epistemic conflict in anorexia nervosa and the participatory solution »
- 12h05 – 13h30 : Dîner
Séance de l’après-midi (I), présidée par Luc Faucher (Université du Québec à Montréal)
- 13h30 – 14h15 : Ian Gold (Université McGill), « Devices and Delusions: James Tilly Matthews and the Air Loom »
- 14h15 – 14h20 : Pause
- 14h20 – 15h05 : Alexandre Poisson (Université du Québec à Montréal), « Autistic Expertise Matters: from Participatory Autism in Research to a Participatory Philosophy of Autism »
- 15h05 – 15h20 : Pause
Séance de l’après-midi (II), présidée par Ian Gold (Université McGill)
- 15h20 – 16h05 : Matthew Valiquette (Université McGill), « Towards a Culture of Quantification: Machine-Learning in Mental Health »
- 16h05 – 16h10 : Pause
- 16h10 – 16h55 : Florence Legault, « Epistemic injustices in healthcare: rethinking the agency of individuals diagnosed with borderline personality disorder through an enactive and ecological view of cognition »
- 16h55 – 17h00 : Mot de clôture
La date limite d’inscription est fixée au dimanche 24 mai 2026. Pour vous inscrire, veuillez scanner le code QR ci-dessous.

*Veuillez noter que l’atelier se déroulera principalement en anglais.
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10e édition du colloque annuel sur la théorie de la justice sociale @ Université Concordia
28 Mai – 29 Mai Jour entier
Atelier annuel de recherche intensive
L’objectif du colloque annuel sur la théorie de la justice sociale est de permettre une exploration soutenue de la théorie de la justice sociale. Il aborde des sujets tels que l’articulation des idéaux et des principes de justice économique, politique, raciale, environnementale et culturelle, la critique de l’inégalité, de la domination, de l’exploitation et de l’aliénation, et la mise en lumière des institutions politiques, des pratiques et des processus de transformation susceptibles de favoriser un changement progressif.
Les documents de l’atelier seront diffusés à l’avance et la participation implique un engagement à lire les documents à l’avance.
Cet atelier est organisé par Pablo Gilabert et Peter Dietsch, en association avec le Social Justice Centre (Université Concordia), le Centre de recherche en éthique (Université de Montréal) et le Département de philosophie de l’Université de Victoria.
La 10e édition de cet atelier de recherche intensive aura lieu les 28 et 29 mai 2026 dans la salle MB 14.250 au Pavillon John Molson de l’Université Concordia, situé au 1450, rue Guy, à Montréal, au Québec.
L’atelier se déroulera en personne. Le nombre de places est limité et l’inscription est requise. Si vous souhaitez participer, veuillez contacter Christiane Bailey à l’adresse suivante avant le 1er mai : sjc@concordia.ca.
Programmation :
Jeudi 28 mai 2026 (jour 1)
- 9h00 – 9h15 : Café et collations
- 9h15 – 10h30 : Cristina Lafont (Université Northwestern), « Inequality and the Human Rights Project », avec des commentaires de Dominique Leydet (Université du Québec à Montréal)
- 10h30 – 10h45 : Pause
- 10h45 – 12h00 : Gina Schouten (Université Harvard), « On Educational Opportunity », avec des commentaires d’Andrée-Anne Cormier (École Nationale d’Administration Publique)
- 12h00 – 13h30 : Dîner
- 13h30 – 14h45 : Vid Simoniti (Université de Liverpool), « Democratic Control of Cultural Change Through Images », avec des commentaires de Ryoa Chung (Université de Montréal)
- 14h45 – 15h00 : Pause
- 15h00 – 16h15 : Pablo Gilabert (Université Concordia), « Why We Should Support Working Artists », avec des commentaires de Louis-Philippe Hodgson (Université York)
- 18h30 : Souper (intervenant.es et commentareur.ices)
Vendredi 29 mai 2026 (jour 2)
- 9h30 – 9h45 : Bienvenue
- 9h45 – 11h00 : Sanjay Reddy (New School for Social Research), « Intergenerational concern in a new key », avec des commentaires de Colin Macleod (Université de Victoria)
- 11h00 – 11h15 : Pause
- 11h15 – 12h30 : Peter Dietsch (Université de Victoria) et Thomas Rixen, « How to Catalyse the Green Transition: Insulation, Expansion, and the Politics of Distribution », avec des commentaires de Matthias Fritsch (Université Concordia)
- 12h30 – 15h00 : Dîner
- 15h00 : Au revoir
Pour toutes les informations, consultez le lien suivant.
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David J. Holroyd (University of Sheffield) @ Salle 309, CRÉ, mode hybride
12 h 00 – 13 h 30
Le CRÉ, le Social Justice Centre (SJC) et le Groupe de recherche en éthique environnementale et animale (GRÉEA) reçoivent David J. Holroyd (University of Sheffield), qui offrira une présentation intitulée Navigating the Leviathan: A Skeptical Ethos for Animal Politics.
Résumé
Au sein de la politique animale contemporaine, l’État est fréquemment présenté comme le principal vecteur de justice, les animaux étant envisagés comme la « prochaine frontière » de l’intégration par l’octroi de droits juridiques et de représentation. Or, cette approche extensionniste tend à négliger le rôle historique de l’État dans la facilitation de l’exclusion systémique et de la subordination politique des animaux non humains. Dès lors, comment les chercheuses et chercheurs animalistes devraient-ils se positionner à l’égard de l’État?
Cette présentation propose d’adopter à l’égard de l’État un ethos sceptique, qui dépasse l’alternative entre l’optimisme étatiste et le rejet anarchiste. L’exposé met en lumière trois traits centraux de cette orientation :
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Reconnaître les réalités historiques : les projets de construction étatique ont, historiquement, produit de nombreuses injustices envers les animaux, ce qui mine le potentiel émancipateur qu’on attribue souvent à l’État.
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Composer avec des institutions imparfaites : les complexités politiques doivent être abordées au cas par cas, puisqu’un rejet catégorique des approches étatiques peut exposer les animaux à des injustices plus graves.
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Élargir l’imagination politique : pour envisager des formes radicales de politique au-delà du statu quo anthropocentrique, il faut sortir d’un cadre exclusivement étatiste de l’action politique.
En cultivant un ethos sceptique, les chercheuses et chercheurs (et les militant-es) peuvent dépasser des dogmes bien ancrés et découvrir des modes d’engagement politique avec le Léviathan plus fiables, plus nuancés et plus efficaces.
Pour obtenir une copie de l’article à l’avance, écrivez à l’adresse valery.giroux@umontreal.ca.
Biographie:
David John Holroyd est doctorant en théorie politique à l’Université de Sheffield, financé par le White Rose College of Arts and Humanities. Ses recherches portent, de manière générale, sur les thèmes de la justice animale, du pouvoir étatique, de l’identité sociale et du rôle des idées universitaires dans le débat public.
Animation:
Juliette Roussin (Université Laval).
Pour y participer via Zoom, c’est ici (ID de réunion: 704 532 7051 ; Code secret: 9Me2EW).
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Nouvelles recherches en philosophie politique @ McGill University, LEA 429 (mardi) et LEA 937 (mercredi)
26 Mai – 27 Mai Jour entier
Le CRÉ vous convie à un atelier en philosophie politique, organisé par Sari Kisilevsky (Queens College, CUNY), avec l’appui de Patrick Turmel (Université Laval).
Programme :
Mardi, le 26 mai 2026, salle LEA 429
- 9h30-10h00 : Café de bienvenue
- 10h00-11h00 : Doug MacKay (UNC Chapel Hill)
- 11h15-12h15 : Morgane Delorme (Université de Montréal)
- 12h15-13h45 : Repas du midi
- 13h45-14h45 : Louis-Philippe Hodgson (York University)
- 15h15-16h15 : Kristin Voigt (McGill University)
- 16h30-17h30 : Juliette Roussin (Université Laval)
Mercredi, le 27 mai 2026, salle LEA 927
- 9h30-10h00 : Café de bienvenue
- 10h00-11h00 : Sandra Raponi (Merrimack College)
- 11h15-12h15 : Stephanie Kapusta (Dalhousie University)
- 12h15-13h45 : Repas du midi
- 13h45-14h45 : Hugo Cosette-Lefebvre (McGill University)
- 15h15-16h15 : Vida Panitch (Carleton University)
- 16h15-16h30 : Notes de clôture, Sari Kisilevsky (CUNY, Queens College)
Inscrivez-vous ici !
*Veuillez noter que les présentations et discussions se tiendront principalement en anglais.
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Conférence de Lisa Herzog (Université de Groningen) @ Université de Montréal
12 h 00 – 13 h 30
Vous êtes cordialement invité.es à la troisième conférence du Cycle de conférences sur le travail invisible organisée par la Chaire Ésope en collaboration avec le Centre de Recherche en Éthique. Pour cette troisième conférence, nous avons le plaisir de recevoir Lisa Herzog (Université de Groningen) avec une présentation intitulée « Against Careers ». La conférence aura lieu en anglais.
Résumé: This paper argues against work being organized in “careers,” with individuals being expected, over the years, to climb up a ladder of increasing income, power, and status in one specific area of paid work. This organization of work creates an “ideal biography norm” that disadvantages many groups who cannot fulfil it, e.g. active parents and other groups doing “invisible” work. After defining what I mean by “careers” and what kind of critique I raise against the concept, I briefly set out the historical background of how today’s understanding of careers developed. This shows that many arguments that spoke in favor of careers in the past no longer hold. Today, work being organized as careers threatens at least two sets of values: equality of opportunity, understood across people’s whole life, and value pluralism. As an alternative, and to rescue what still stands from the historical arguments in favor of careers, I suggest a model of “merit without careers,” in which certain functional requirements for jobs remain in place, while giving up the assumption of linearity, leaving behind the “ideal biography norm” as the “normal” case. This would better align the organization of work with the values of equality of opportunity and value pluralism.
L’événement se déroulera le 19 mai 2026 à midi au local 422 du département de philosophie de l’Université de Montréal (2910 Boulevard Édouard-Montpetit, Montréal, QC) en format hybride.
Veuillez-vous inscrire via le lien suivant. Pour participer via Zoom, c’est ici (ID de réunion : 704 532 7051 ; code secret : 9Me2EW).
Le Cycle de conférences sur le travail invisible est une initiative de Denise Celentano (Université de Montréal), titulaire de la Chaire Ésope, en collaboration avec le Centre de recherche en éthique. Pour plus d’informations, veuillez contacter Denise Celentano (UdeM) denise.celentano@umontreal.ca ou Dominic Martin (UQAM) martin.dominic@uqam.ca
Informations générales sur le Cycle de conférences sur le travail invisible : Par « travail invisible » nous entendons l’ensemble des formes de travail qui échappent au modèle traditionnel de l’emploi salarié et qui ne sont pas reconnues, dans un sens monétaire et/ou symbolique, au point que même leur nature de « travail » est souvent contestée. Le travail invisible se déroule derrière les coulisses du travail plus reconnu et valorisé. Vue sa nature « limite » par rapport à nos catégories établies, il sert de prisme pour l’approfondissement de plusieurs enjeux, de la reconnaissance aux dynamiques de ségrégation sociale à la remise en question des suppositions normatives derrière ce qui est censé compter comme « travail ». La notion de travail invisible promet de jeter de la lumière, pour ainsi dire, sur l’ombre des mécanismes de valorisation de la coopération sociale. Ce cycle de conférences ouvertes au public explore le sujet d’une perspective à la fois philosophique et interdisciplinaire.
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Table Ronde autour du livre d’Ernest-Marie Mbonda @ Centre de recherche en éthique
14 h 00 – 15 h 30
Le lundi 18 mai 2026, de 14h00 à 15h30, rejoignez-nous pour une table ronde consacrée à l’ouvrage d’Ernest-Marie Mbonda, Pouvoir, droits et justice en Afrique. Essais de philosophie politique appliquée (2024, L’Harmattan), dans le cadre du partenariat entre le Centre de recherche en éthique et le EthicsLab (Université catholique de l’Afrique centrale). La table ronde se tiendra en présence de l’auteur, Ernest-Marie Mbonda (Université catholique d’Afrique centrale), ainsi que des intervenant.es Ryoa Chung (Université de Montréal), Anatole Fogou (Universités, HDR de l’Université de Lille III, École Normale Supérieure, Université de Maroua au Cameroun), Christian Nadeau (Université de Montréal) et Thierry Ngosso (Université catholique d’Afrique centrale).
L’événement se déroulera en format hybride dans la salle 307 du Centre de recherche en éthique, situé au 2910, boulevard Édouard-Montpetit, à Montréal, au Québec. Pour participer via Zoom, c’est ici (ID de réunion : 704 532 7051; Code secret : 9Me2EW).
Au plaisir de vous y voir !
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De choses à êtres sentients : 10 ans après la réforme du droit animalier @ Cinéma De Sève, suivi d’une réception dans le Lobby du Pavillon McConnell (la bibliothèque) de l’Université Concordia
15 Mai – 16 Mai Jour entier
Ce premier colloque de l’Observatoire québécois de droit animalier organisé en collaboration avec le Social Justice Centre de l’Université Concordia et le Centre de recherche en éthique (CRÉ), avec l’appui de l’Université de Sherbrooke et de la Chambre des notaires du Québec, propose de réfléchir au bilan des 10 ans suivant la réforme du droit animalier de 2015 qui, sur le plan juridique, a fait passer les animaux de choses à êtres sentients.
Pour vous inscrire à l’événement, c’est ici.
15 mai 2026 – Atelier intensif de recherches (sur invitation)
Atelier de recherches sur les animaux offrant un espace de réflexion et de discussion autour de recherches en chantier. L’Atelier vise les recherches touchant les animaux, que ce soit en droit, philosophie, histoire, sociologie, anthropologie, science politique, études culturelles, littérature, ou autres disciplines connexes.
Cet Atelier intensif est pensé comme un moment privilégié pour permettre aux chercheur·euses d’échanger de manière approfondie avec d’autres chercheur·euses sur une recherche en chantier ou un projet de publication, dans un cadre plus intime que celui du colloque principal, tout en favorisant la création de liens durables au sein de la communauté de recherche au sujet des animaux. Il permet aux participant·es de discuter de leurs projets de recherche en petit groupe et de recevoir des commentaires critiques constructifs, en vue de leur préparation à des communications, publications ou présentations de type « job talk ». L’objectif est d’aider les chercheur·euses à raffiner, enrichir et approfondir leurs idées.
Déroulement
La journée de l’Atelier permettra l’étude de quatre textes. Chaque texte fera l’objet d’une séance de discussion qui se déroulera comme suit. Un·e chercheur·euse présentera d’abord brièvement son texte en chantier. Celui-ci sera distribué aux participant·es avant la tenue de l’Atelier, ce qui leur permettra d’en faire la lecture attentive en amont. Un·e répondant·e offrira par la suite ses commentaires sur le texte. Les participant·es de l’Atelier pourront alors commenter, questionner et critiquer de manière constructive la recherche en chantier.
*L’atelier se déroulera cependant en français.

16 mai 2026 – Colloque ouvert au public
8:30 – 9:00 Accueil des participant·es 9:00 – 9:15 Mot d’ouverture 9:15 – 10:15 Regards croisés : réformer le droit animalier en France et au Québec - Sophie Gaillard (SPCA)
- Romy Sutra (Université Toulouse Capitole)
10:15 – 12:15 Réformer les fondements du droit - Virginie Simoneau-Gilbert (Université Queen’s)
- Michaël Lessard (Université de Sherbrooke)
- Hania Kassoul (Université Côte d’Azur)
- Alexandra Popovici (Université de Sherbrooke)
12:15 – 13:30 Dîner 13:30 – 15:00 Réformer la pratique du droit - Marie-Claude St-Amant (Melançon Marceau Grenier Cohen)
- Chloé Surprenant (BFGJ & Morasses Avocats)
- Nicolas Morello (Communauté Droit animalier Québec – DAQ)
15:00 – 15:30 Pause 15:30 – 17:00 Les oubliés du droit animalier québécois - Stéphanie Roy (Université de Sherbrooke)
- Gabrielle Perras St-Jean (INRS)
17:00 – 19:00 Réception avec bouchées véganes 
Pour toute question : info@oqda.org
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Groupe de lecture en philosophie économique @ Salle Édouard-Montpetit, 3e étage, HEC
14 h 30 – 16 h 00
Veuillez noter que l’événement se tiendra désormais dans la salle Édouard-Montpetit (HEC), au 3e étage du bâtiment Côte-Sainte-Catherine.
Vous êtes cordialement invité·es à la dernière rencontre de la saison du Groupe de lecture en philosophie économique, qui se tiendra en format hybride (Zoom) jeudi le 14 mai 2026, de 14h30 à 16h00 (heure de Montréal). La rencontre se déroulera en salle Édouard-Montpetit (HEC), 3e étage du bâtiment Côte-Sainte-Catherine.
Cette session abordera le texte de Nicolás Aguila, Paula Haufe et Joscha Wullweber intitulé « The ecor as global special purpose money: towards a green international monetary system to finance sustainable and just transformation ». Pour participer via Zoom, c’est ici.
Pour obtenir le texte, veuillez écrire aux organisateur.ices : Morgane Delorme (morgane.delorme1@umontreal.ca) ; Gabriel Monette (gabriel.monette@hec.ca) ; et Nicolas Pinsonneault (nicolas.pinsonneault@hec.ca).
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« La problématique des éthiques endogènes : vers un universalisme pluraliste » @ Salle 309, CRÉ, mode hybride
13 h 00 – 14 h 30
Le CRÉ est heureux de recevoir Anatole Fogou (Universités de Maroua et Buea, Cameroun), qui effectue un séjour de recherche au Centre dans le cadre d’un partenariat entre le Centre de recherche en éthique (CRÉ) et le Laboratoire d’Éthique et de Politiques publiques (EthicsLab) de l’Université Catholique d’Afrique Centrale (Yaoundé, Cameroun).
Anatole Fogou offrira une présentation intitulée « La problématique des éthiques endogènes : vers un universalisme pluraliste », suivie d’un commentaire offert en visioconférence par Thierry Ngosso (U. of Hamburg & Chair of Business Ethics, Technical U. of Munich, Founding Director, EthicsLab).
Présidence: Ryoa Chung (UdeM)
Résumé
La pensée morale contemporaine est marquée par une crise des fondements normatifs et par la persistance de désaccords profonds sur les critères de justification des actions. Parallèlement, la globalisation favorise l’émergence de normes à prétention universelle, souvent formulées dans des cadres culturels particuliers. Ce texte interroge la légitimité de ces prétentions universalistes dans un contexte de pluralisme moral. Il soutient qu’une prise en compte réfléchie des éthiques endogènes constitue une voie pertinente pour repenser les conditions d’un universalisme non hégémonique. Loin de conduire au relativisme, cette approche ouvre la possibilité d’un universalisme pluraliste, fondé sur le dialogue interculturel et la reconnaissance des contextes.
Mots-clés : éthique endogène, pluralisme moral, contextualisme, universalisme, bioéthique.
Pour y participer par Zoom, c’est ici (ID de réunion: 871 9735 6788; Code secret: 9Me2EW).
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Rencontre annuelle transatlantique de philosophie pratique 2025-2026 @ En ligne.
12 Mai 9 h 00 – 13 Mai 12 h 20
Vous êtes cordialement invité.es à la prochaine Rencontre annuelle transatlantique de philosophie pratique, prévue les 12 et 13 mai 2026.
Pour y participer via zoom, c’est ici (ID de réunion: 841 3736 0747; Code secret: 9Me2EW).
Le colloque, qui se tiendra en ligne, sera divisé en deux sessions d’une demi-journée :
Mardi 12 mai 2026
- 9h00—9h05 : Mot d’ouverture
Premier panel, présidé par Ryoa Chung (CRÉ, Université de Montréal)
- 9h05—9h50 : Meredith Sheeks (Université de Caroline du Nord à Chapel Hill), « Artificial Intelligence and Epistemic Expertise »
- 9h50—10h35 : Cécile Rosat (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), « The Feeling of Relational Responsibility and Narratives »
Deuxième panel, présidé par Sarah Stroud (Parr Centre, Université de Caroline du Nord à Chapel Hill)
- 10h50—11h35 : Maëva Herriau (Université catholique de Louvain), « Basic Equality Between Adults and Children »
- 11h35—12h20 : Cléo Salion-Girault (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), « Can the Practice of Medicalized Assistance in Dying be Conceptualized as ‘Care’? »,
Mercredi 13 mai 2026
Troisième panel, présidé par Magali Bessone (NoSoPHi, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
- 9h05—0h50 : Morgane Delorme (Université de Montréal), « From Financial Literacy to Financial Justice »
- 9h50—10h35 : Caterina Donelli (Université catholique de Louvain), « Limiting Wealth to Address the Climate Crisis: A Green Case for Limitarianism »
Quatrième panel, présidé par Samuel Dishaw (Chaire Hoover, Université catholique de Louvain)
- 10h50—11h35 : Tommy Johnson (Université de Caroline du Nord à Chapel Hill), « Owning and Giving: Virtue Ethics and the Moral Tragedy of Climate Displacement »
- 11h35—12h20 : Will Gildea (McGill University), « Casal on Interspecies Justice without Over-demandingness »

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La philosophie politique pour un monde meilleur @ Université Laval
6 Mai – 8 Mai Jour entier
Colloque bilingue organisée conjointement par le Département de science politique de l’Université Laval, la Chaire sur la démocratique et l’éthique publique (Université Laval) et le Centre de Recherche en Éthique (CRÉ).
Les conférences plénières seront offertes par Jonathan Wolff (Oxford) et Daniel Weinstock (McGill).
Le colloque vise à réfléchir à la manière dont la philosophie politique peut être mobilisée pour faire face aux défis majeurs auxquels nous faisons face en tant que société – tels que la crise climatique, la montée du populisme, l’érosion des normes démocratiques ou la radicalisation. Dans ce contexte de polycrises, un besoin se fait sentir d’ouvrir un espace pour la réflexion, et ce en traitant directement des problèmes les plus pressants. D’où un appel à la philosophie politique, qui est par nature une discipline normative : elle a pour objectif de nous fournir des normes et des directives pour nous aider à cheminer vers une société plus juste. Or, il n’est pas suffisant que d’avoir de bonnes idées et politiques, mais il nous faut des idées et politiques qui seront soutenues par la population. Il est alors à noter qu’il existe une connexion entre la justice distributive et l’acceptabilité sociale, dans le sens où des preuves empiriques existent soutenant la notion que des distributions justes jouissent d’un plus grand soutien populaire. Ainsi, cette discipline a tout à gagner de traiter directement des grands défis du monde contemporain et de le faire de sorte à sortir les savoirs des murs universitaires.
L’événement réunira donc des chercheuses et chercheurs de calibre international pour réfléchir et formuler des recommandations pour aider à relever ces grands défis, en particulier les changements climatiques, la montée du populisme, la désinformation, ainsi que l’érosion des normes démocratiques et de l’État de droit. Les présentations ne seront donc pas uniquement destinées au monde académique, mais bien destinées à la société plus largement. Les présentatrices et présentateurs sont alors encouragé(e)s à formuler des recommandations claires, peu importe au stade de développement du problème auxquels ils réfléchissent. Les chercheurs et chercheuses sont invité(e)s à illuminer des décisions publiques concrètes qui ont été prises ou seront prises à partir d’exemples tangibles (politiques publiques, projets de loi, données probantes) et ainsi montrer à la fois comment la philosophie politique est indispensable pour éclairer ces enjeux et comment elle nous aide à cheminer vers des solutions qui peuvent être largement soutenues par la population.
Programmation :
Mercredi 6 mai 2026
12h00 – 13h00 : Table d’accueil (DKN-Hall)
- 13h00 – 14h30 : Table ronde d’étudiant.es n° 1, présidée par Éliot Litalien (CRÉ) (DKN-1157).
- Molly Dea Stephenson (McGill),« Ecotage and the Warsaw Ghetto Uprising: On Defensive Justification of Putatively Hopeless Climate Activism »;
- Esther Palm (UdeM), « Repenser la justice à partir du ‘travail animal’ et du ‘prolétariat du sentient’ »;
- Sasha Emanuel Mossu (ULavaL), « Différentes crises, différentes philanthropies : quelle durée de vie pour les fondations ? ».
14h30 – 15h00 : Pause café (DKN-Hall)
- 15h00 – 16h30 : Table ronde d’étudiant.es n° 2, présidée par Sylvie Loriaux (ULaval) (DKN-1157).
- David Oh (McGill), « Reconsidering (Dis)trust: Reluctant Reliance and Normative Expectations »;
- Melanie Guillemette (ULaval), « Ce que les injustices épistémiques et l’ignorance active font à la démocratie »;
- Alexandre Petitclerc (UdeM), « Le court-métrage documentaire et la philosophie politique: au delà de la mobilisation des connaissances ».
18h15 – 19h30 : Promenade dans le parc et la Citadelle, avec une vue imprenable sur la ville et le Parlement.
19h30 – 10h00 : Dîner dans le quartier animé de Saint-Jean-Baptiste, au restaurant Le Hobbit.
Jeudi 7 mai 2026
9h45 – 10h15 : Accueil et café (DKN-Hall)
- 10h15 – 10h30 : Mots d’ouverture (DKN-1157)
- L’organisateur de la conférence, Alexandre Gajevic Sayegh, ouvrira la séance en présentant brièvement les thèmes de la conférence et en souhaitant la bienvenue à tous.tes les participant.es.
- 10h30 – 12h00 : Table ronde n° 1, « Structural Change and the Aesthetics of Equality », présidée par François Blais (ULaval) (DKN-1157).
- Mauro Rossi (UQÀM), « An Account of Structural Change » – ANNULÉE;
- Christian Nadeau (UdeM), « Mouvements sociaux et fragilisation de l’État de droit ».
12h00 – 13h00 : Repas du midi (DKN-Atrium)
- 13h00 – 14h30 : Table ronde n° 2, « Taxation, Capital and the Moral Limits of Markets », présidée par Jérôme Gosselin-Tapp (ULaval) (DKN-1157).
- Patrick Turmel (ULaval), « Dépasser la taxe Zucman: impôt sur le capital et démocratie »;
- Vida Panitch (Carleton), « The Moral Limits of Markets and Non ideal Justice ».
14h30 – 15h00 : Pause café (DKN-Hall)
- 15h00 – 16h30 : Table ronde n° 3, « Pipelines, Resistance, Climate Action and Populism », présidée par Naïma Hamrouni (UQTR) (DKN-1157).
- Amy Janzwood (McGill), « Build Baby Build? Lessons from Mega Pipelines and Mega Resistance »;
- Alexandre Gajevic Sayegh (ULaval), « Climate Action in the Age of Populism ».
16h30 – 17h00 : Pause café (DKN-Hall)
- 17h00 – 18h00 : Conférence plénière, présidée par Alexandre Gajevic Sayegh (ULaval) (DKN-1157).
- Jonathan Wolff (U. d’Oxford), « Posterity and the ‘Me’ Generation ».
18h15 – 21h00 : Réception du colloque (DKN-Atrium)
Vendredi 8 mai 2026
10h00 – 10h30 : Accueil et café (DKN-1157)
- 10h30 – 12h00 : Table ronde n° 4, « Social Movements and Ghost Work », présidée par Sylvie Loriaux (ULaval) (DKN-1157).
- Jocelyn Maclure (McGill) et Hugo Cossette Lefebvre, « Freedom of Speech, Autonomy and Epistemic Dependence »;
- Denise Celentano (UdeM), « Ghost Work: Conceptual and Normative Concerns ».
12h00 – 13h00 : Repas du midi (DKN-Atrium)
- 13h00 – 14h30 : Table ronde n° 5, « Institutional Distrust and Political Emotions », présidée par Ryoa Chung (UdeM) (DKN-1157).
- Natalie Stoljar (McGill) et David Oh (McGill), « What is Institutional Distrust? »;
- Laura Silva (ULaval), « On People’s Passion: On Emotion and Populism ».
14h30 – 15h00 : Pause café (DKN-Hall)
- 15h00 – 16h30 : Table ronde n° 6, « Education and Democracy », présidée par Patrick Turmel (ULaval) (DKN-1157).
- Arash Abizadeh (McGill), « Popular Sovereignty vs Democracy: Or, How Rousseau Killed Democracy »;
- Andrée-Anne Cormier (ENAP), « Democratic Education Today: Political Philosophy, Civic Skills, and Higher Education » – ANNULÉE.
16h30 – 17h00 : Pause café (DKN-Hall)
- 17h00 – 18h00 : Conférence plénière,présidée par Ryoa Chung (UdeM) (DKN-1157).
- Daniel Weinstock (McGill), « The Challenge of Folk Political Philosophy ».
- 18h00 – 18h10 : Mot de clôture (DKN-1157)
- Ryoa Chung (UdeM) et Patrick Turmel (ULaval).
9h00 – 20h00 : Promenade depuis l’Hôtel Le Concorde à travers la célèbre vieille ville de Québec.
20h00 – 22h30 : Repas du soir au Le Don, un restaurant végétalien éclectique proposant des plats et des cocktails dans la magnifique Basse-Ville.
Comité organisateur : Alexandre Gajevic Sayegh (Professeur agrégé, Science Politique, ULaval) Ryoa Chung (Professeure titulaire, Philosophie, UdeM) Patrick Turmel (Professeur titulaire, Philosophie, ULaval) Alexandre Petitclerc (Doctorant, Philosophie, UdeM).
Merci aux contributeurs :
Chaire de recherche Démocratie et éthique publique
Centre de recherche en éthique (CRÉ)
Département de science politique, Université Laval
Faculté de philosophie, Université Laval
Institut d’éthique appliquée (IDÉA), Université Laval
Groupe de recherche interuniversitaire sur la normativité (GRIN)
Faculté des sciences sociales, Université Laval - 13h00 – 14h30 : Table ronde d’étudiant.es n° 1, présidée par Éliot Litalien (CRÉ) (DKN-1157).
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Chrisoula Andreou (U. of Utah) @ Salle 309, CRÉ, mode hybride
12 h 00 – 13 h 30
Le CRÉ accueille Chrisoula Andreou (U. of Utah), qui nous offrira une présentation intitulée « Benevolence, Free-Riding, and Efficacy”.
Pour y participer par Zoom, c’est ici (ID de réunion: 704 532 7051; Code secret: 9Me2EW).
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Tyler DesRoches (Université Arizona State) @ Salle 309, CRÉ, mode hybride
12 h 00 – 13 h 30
Les membres de l’axe Éthique et économie du CRÉ sont heureuses et heureux d’accueillir Tyler DesRoches (Arizona State U.), qui nous présentera un article coécrit avec ses collègues Paul Bartha, Kian Mintz-Woo, Angela Rodriguez et Daniel Steel, intitulé « Climate Nudging, Climate Catastrophe and Cost Benefit Analysis ».
Animation: François Claveau (Université de Sherbrooke).
Pour y participer via Zoom, cliquez ici (ID de réunion: 815 3210 8882; Code secret: 9Me2EW).
Résumé
Les nudges verts (NV) sont des interventions comportementales de plus en plus populaires visant à atténuer les dommages d’origine environnementale, en particulier dans le contexte des changements climatiques. Parmi les exemples figurent l’inscription par défaut à des programmes d’énergie renouvelable et la rétroaction en temps réel sur la consommation d’énergie, conçues pour promouvoir des comportements durables en mobilisant des connaissances issues des sciences comportementales et des normes sociales (Thaler et Sunstein 2008; Allcott 2011).
La justification des NV repose traditionnellement sur l’analyse coûts-bénéfices (ACB), qui quantifie l’ensemble des coûts et des bénéfices, en tenant compte des probabilités, afin de maximiser l’utilité espérée (Sunstein et Reisch 2013; DesRoches et al. 2023). Cependant, l’application de l’ACB se heurte à des difficultés importantes lorsque les NV impliquent des issues potentiellement catastrophiques associées aux changements climatiques et au nudging climatique. Celles-ci incluent la violation de droits humains fondamentaux, un possible effondrement de la civilisation, ainsi que des préoccupations éthiques relatives à l’autonomie et au paternalisme (Caney 2010; Steel et al. 2022; Berlin 1969).
Cet article soutient que la distinction qualitative entre issues catastrophiques et non catastrophiques pose un défi à l’ACB traditionnelle. Si l’ACB est efficace pour évaluer des coûts et des bénéfices ordinaires, elle peine à intégrer les issues prétendument catastrophiques liées aux changements climatiques et au nudging climatique. Pour relever ce défi, cet article examine le principe de précaution lexical (PPL) comme cadre décisionnel plausible pour le nudging climatique. Contrairement à la règle de décision de l’ACB — maximiser l’utilité espérée —, le PPL maximise l’utilité lexicale, donnant ainsi la priorité à l’évitement des issues catastrophiques (Bartha et DesRoches 2021; Steel et Bartha 2022).
Cet article apporte deux contributions originales à deux littératures distinctes, l’une négative et l’autre positive. La première concerne la littérature sur la permissibilité éthique des nudges verts. Notre thèse est que la conception reçue de la justification des NV devrait être amendée dans le cas particulier du nudging climatique, lorsque des issues catastrophiques sont en jeu. Si le nudging climatique comporte la perspective d’issues catastrophiques et si l’ACB ne peut traiter la distinction entre issues non catastrophiques et catastrophiques, alors un cadre décisionnel capable d’intégrer de telles issues devrait faire l’objet d’un examen attentif. Deuxièmement, notre article montre comment le PPL peut s’appliquer au nudging climatique, ce qui constitue une contribution à la littérature théorique sur le principe de précaution. Nous soutenons que le PPL offre un avantage notable sur l’ACB, en ce qu’il permet d’intégrer la distinction qualitative entre issues catastrophiques et non catastrophiques, y compris lorsque les décideurs publics sont en désaccord ou anticipent plusieurs catastrophes.
Bibliographie
Allcott, H. 2011. Social norms and energy conservation. Journal of Public Economics, 95(9-10), 1082-1095.
Bartha, Paul and C. Tyler DesRoches. 2021. “Modeling the Precautionary Principle with Lexical Utilities.”Synthese 199, 8701–8740.
Berlin, Isaiah. 1969. “Two Concepts of Liberty.” In Four Essays on Liberty, 118–172. Oxford: Oxford University Press.
Caney, Simon. 2010. “Climate Change, Human Rights, and Moral Thresholds,” Climate Ethics: Essential Readings. New York: Oxford Academic.
DesRoches, C. Tyler, Daniel Fischer, Julia Silver, Philip Arthur, Rebecca Livernois, Timara Crichlow, Gil Hersch, Michiru Nagatsu and Joshua K. Abbott. 2023. “When is Green Nudging Ethically Permissible?”Current Opinion in Environmental Sustainability 60C.101236.
Steel, Daniel, C. Tyler DesRoches and Kian Mintz-Woo. 2022. “Climate Change and the Threat to Civilization.” Proceedings of the National Academy of the Sciences of the United States of America 119 (42) e2210525119.
Steel, Daniel, and Paul Bartha. 2022. “Trade-offs and the Precautionary Principle: A Lexicographic Utility Approach.” Risk Analysis. 43 (2): 260-268.
Sunstein, Cass R. and Lucia A. Reisch. “Green by Default.” Kyklos 66 (3): 398-402.
Thaler, R. H., and Sunstein, C. R. 2008. Nudge: Improving Decisions about Health, Wealth, and Happiness. Yale University Press.
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Kory P. Schaff (Université California State, Los Angeles) nous offrira une présentation intitulée « Free from Work? Dependence, Independence, and Automation » dans le cadre des activités du Réseau de philosophie du travail.
Les activités du Réseau de philosophie du travail sont ouvertes aux chercheur.es et aux étudiant.es diplômé.es ayant des intérêts de recherche dans ce domaine. Merci d’écrire aux organisateurs, Denise Celentano (denise.celentano@umontreal.ca) et Pablo Gilabert (pablo.gilabert@concordia.ca), pour recevoir le lien zoom.
Résumé
The automation of tasks accelerating in the labor market threatens a sizeable portion of workers with unemployment through no fault of their own. While technological unemployment in general is thought to be temporary, many economists are worried that the scope and depth of automation now taking place will leave many permanently unemployed. This threat raises the obvious question: what will they do for their own welfare including the satisfaction of needs and pursuit of life plans? Underlying this question is a conception of freedom that includes some form of self-sufficiency: that is, individuals are independent insofar as they can satisfy their own welfare. In this paper, I explore the arguments in support of this conception and evaluate whether they serve as the basis for a critique of automation. The philosophical question pursued here is, can one be “free” without work?
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Groupe de lecture en philosophie économique – édition spéciale @ Salle 2.880 (espace z), 2e étage, HEC
10 h 00 – 11 h 00
Vous êtes cordialement invité·es à une édition spéciale du groupe de lecture en philosophie de l’économie, qui se tiendra en format hybride (Zoom) jeudi le 30 avril 2026, de 10h00 à 11h00 (heure de Montréal). La rencontre se déroulera en salle 2.880 (espace z), 2e étage à HEC, 3000 Côte Ste-Catherine (dans les locaux de l’Institut international des coopératives Alphonse-et-Dorimène-Desjardins au fond du couloir à côté de la bibliothèque).
Cette session portera sur un chapitre du livre de Tyler DesRoches (Université Arizona State) intitulé : A New Theory of Consumer Well-Being. Tyler animera la conférence en présentiel, mais il sera également possible d’y assister à distance via Zoom utilisant le lien suivant.
Cette séance se déroulera en anglais. Veuillez noter que Tyler présentera également un autre article intitulé « Climate Nudging, Climate Catastrophe, and Cost-Benefit Analysis » de 12h00 à 13h30 dans la salle 309 du CRÉ.
Pour obtenir le texte, veuillez écrire aux organisateur.ices : Morgane Delorme (morgane.delorme1@umontreal.ca) ; Gabriel Monette (gabriel.monette@hec.ca) ; et Nicolas Pinsonneault (nicolas.pinsonneault@hec.ca).
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Colloque sur le thème de « La Confiance » @ Salle C-2059, Carrefour des arts et des sciences, Pavillon Lionel-Groulx, Université de Montréal, mode hybride
Jour entier
Le Centre de recherche en éthique (CRÉ) a le plaisir d’annoncer la tenue d’un atelier de travail consacré au thème de « La confiance », qui tiendra lieu de lancement de son tout nouveau thème phare.
Nul ne contestera l’importance de cette notion, qui traverse plusieurs axes de recherche et contextes d’analyse : confiance institutionnelle et défiance, rôle de la méfiance dans l’hésitation vaccinale, confiance dans la relation patient·e–médecin, entre autres. Cet atelier vise à rassembler des chercheur·ses du CRÉ travaillant sur ces enjeux dans l’objectif de les entendre sur leur travaux en cours, de partager des pistes de réflexion et de favoriser les échanges et les collaborations.
Pensé comme un espace de discussion ouvert et stimulant, l’événement accordera une place importante aux échanges, dans un format volontairement informel propice à l’exploration d’idées nouvelles.
Programmation :
- 9h15 – 9h30 : Bienvenue & lancement du thème phare – Kristin Voigt (McGill)
- 9h30 – 10h20 : Natalie Stoljar (McGill) et David Oh (McGill) : « What is Institutional Distrust? »
- 10h30 – 11h20: Daniel Weinstock (McGill) : « Why (and when) to distrust »
- 11h30 – 12h20 : Alexis Morin-Martel (McGill ): « Vicarious Distrust »
- 12h30 – 13h30 : Dîner
- 13h30 – 14h20 : Abraham Tobi (UdeM) : « Relational Trust-Building »
- 14h30 – 15h20 : Aude Bandini (UdeM) : « Would you trust a stranger? The role of authenticity and relatability in online peer-support groups » (via Zoom)
- 15h30 – 16h20 : Ian Gold (McGill) : « Institutional Trust, Vaccine Hesitancy, and Conspiracy Thinking During the COVID-19 Pandemic »
- 16h30 – 17h20 : Kristin Voigt (McGill) : « Equality, distrust and public health policy: how (not) to ban menthol cigarettes »
- 17h20 – 17h45 : Mots de clôture – David Oh (McGill), Natalie Stoljar (McGill), Kristin Voigt (McGill)
Tout le monde est le bienvenu. Merci de vous inscrire avant le 26 avril 2026 en cliquant sur le lien suivant.
Nous espérons vous y voir nombreuses et nombreux!
Pour y participer par zoom, cliquez ici (ID de réunion : 827 5605 4721; Code secret : 392745).
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Charles Côté-Bouchard (Collège Montmorency) @ Salle 309, CRÉ, mode hybride
12 h 30 – 14 h 00
Le CRÉ est heureux de recevoir Charles Côté-Bouchard (Collège Montmorency), qui nous offrira une présentation intitulée « Le brain rot et son importance: un examen sceptique ».
Résumé
L’objectif de cette présentation est de jeter un éclairage philosophique sur le concept et le phénomène du brain rot. Traduit par abrutissement numérique ou écervelage, ce terme est récemment entré dans l’usage courant. Il est rapidement devenu omniprésent dans les discussions concernant notre utilisation du Web. Il a d’ailleurs été élu mot de l’année 2024 par les éditeurs du Oxford English Dictionary, qui le définissent à peu près ainsi.
La supposée détérioration de l’état mental ou intellectuel d’une personne, en raison d’une surconsommation de contenu (surtout en ligne) trivial ou non stimulant intellectuellement.
Mais qu’est-ce que le brain rot exactement? De quel genre de détérioration mentale et intellectuelle parle-t-on? Le brain rot est-il nécessairement ou conceptuellement mauvais? A-t-on raison de craindre ce phénomène? Désigne-t-il vraiment quelque chose de nouveau et de distinctif? Après avoir différencié quelques-uns des principaux usages de cette expression, je défends une posture généralement sceptique par rapport à l’importance du brain rot et à l’utilité théorique de ce concept.
Pour y participer par zoom, cliquez ici (ID de réunion: 883 6649 5097; Code secret: 478352).
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(Décom)poser les limites : dialogues et enjeux actuels @ Salle 223, Université de Montréal, mode hybride
8 h 45 – 17 h 00
Rejoignez-nous pour le grand Colloque 2025-2026 des boursier·ère·s du CRÉ ! Cette année, le colloque s’articulera autour de trois sessions et tables rondes : la première session portera sur le thème des limites sociales et de la normativité ; la deuxième abordera la nature des limites politiques, économiques et écologiques ; et la troisième explorera les limites et la mortalité. Vous trouverez ci-dessous les résumés de chaque présentation et session.
Pour y participer via zoom, c’est ici (ID de réunion: 704 532 7051; Code secret: 9Me2EW).
Programmation :
- 8h45 – 9h00 : Café et collations de bienvenue
- 9h00 – 9h15 : Mot d’ouverture, Ryoa Chung (UdeM), co-directrice du CRÉ
Première séance – axe sur les normativités sociales – présidée par Alex Stankovich (UdeS), « Les limites à la reconnaissance des savoirs expérientiels : une discussion croisée entre les milieux académique et pratique »
- 9h15 – 11h00 : Présentations de Reem Alameddine (Clinique Mauve, UdeM, UQÀM), « Habiter l’entre-deux : produire du savoir depuis une position située » ; Aude Bandini (UdeM), « Savoirs expérientiels et extractivisme épistémique » ; Amandine Catala (UQÀM), « Savoirs expérientiels et justice épistémique dans le contexte de la neurodiversité » ; et Fernanda Pérez-Gay Juárez (McGill; Neurophilosophy Lab), « Des vécus pluriels aux savoirs reconnus : patient·es, clinicien·nes et chercheur·es en circulation »
- 11h00 – 11h15 : Pause
Seconde séance – axe sur la nature des limites politiques, économiques et écologiques – présidée par Olivier Boucher (UdeM) et Nohémie Bokuma (Concordia), « Les limites économiques et politiques : réflexions sur la gestion collective des limites »
- 11h15 – 12h30 : Présentations de Denise Celentano (UdeM), « Les limites du travail » ; et Michaël Lemelin (UdeM), « L’argument démocratique en faveur du limitarisme à l’épreuve de la stagnation économique »
- 12h30 – 13h30 : Dîner
Troisième séance – axe sur les limites et la mortalité – présidée par Olivier Boucher (UdeM), « Les limites et la mortalité : trois voies/voix de réflexion sur l’expérience de la finitude »
- 13h30 – 15h00 : Présentations de Louise La Fontaine (AQSP, UdeS) ; France Lacharité (UdeS) ; et Vincent Rochelle (ULaval)
- 15h00 – 15h15 : Pause
- 15h15 – 16h45 : Conférence plénière – présidée par Alex Stankovich (UdeS) ; Sophie Djigo (Laboratoire STL, Lille ; Institut Convergences Migrations), « Frontières et limites : Déjouer le blanchiment / résister en solidarité »
- 16h45 -17h00 : Mot de clôture
Première séance : « Les limites à la reconnaissance des savoirs expérientiels : une discussion croisée entre le milieu académique et les milieux de pratique »
Participant·e·s : Reem Alameddine (Clinique Mauve, Université de Montréal, Université du Québec à Montréal), Aude Bandini (Université de Montréal), Amandine Catala (Université du Québec à Montréal) et Fernanda Pérez Gay Juárez (PGY-2, psychiatrie, McGill University; Neurophilosophy Lab).
Description de la table ronde
L’université comme institution, avec sa vocation pédagogique non-négligeable, entretient un rôle sociétal fort. Ayant centralement des buts épistémiques (ex. : création/conservation/révision des savoirs), elle a une implication, à degré variable, sur ce que nous considérons comme un savoir dit « valide » ‒ qui possède (ou non) une expertise, quoi devrait être étudié ‒ et assure la transmission de ces connaissances au public. Ce pouvoir lui génère donc aussi des responsabilités épistémiques.
Sachant que toutes les voix ne sont pas audibles et que toutes les expériences ne sont pas visibles, pour l’axe Normativités sociales du colloque annuel des boursier·ère·s du CRÉ, nous avons décidé de saisir l’occasion de mettre en dialogue des intervenant·e·s des milieux universitaires, pratiques et aussi ceux·celles qui se trouvent entre les deux. Bien que notre table ronde n’ait pas la prétention d’entamer un changement systémique ou institutionnel, nous croyons qu’une réflexion fertile pourrait éclore sur la pertinence des savoirs situés et de la (ou des) (in)justice(s) épistémique(s), afin de repenser les pratiques hégémoniques de production des connaissances.
Reem Alameddine (Clinique Mauve, Université de Montréal, Université du Québec à Montréal)
« Habiter l’entre-deux : produire du savoir depuis une position située »
Résumé
Cette présentation propose une réflexion située sur les limites à la reconnaissance des savoirs expérientiels, à partir d’un double ancrage en recherche doctorale et en pratique clinique à la Clinique Mauve. En mobilisant une posture d’ethnographie féministe, elle met en lumière les tensions liées à la position de chercheuse à la fois « insider » et « outsider », ainsi que les enjeux éthiques et épistémiques associés à la production, à la traduction et à la représentation des savoirs issus des personnes musulmanes LGBTQI+.
À partir d’exemples concrets, notamment en contexte de pratiques transaffirmatives et intersectionnelles, la présentation interroge les conditions de légitimité des savoirs expérientiels dans les milieux académiques et institutionnels, et souligne les dynamiques de pouvoir qui continuent de structurer leur reconnaissance. Elle propose enfin des pistes de réflexion visant à repenser les rapports entre savoirs académiques, communautaires et expérientiels, dans une perspective de justice épistémique et de transformation des pratiques.
Aude Bandini (Université de Montréal)
« Savoirs expérientiels et extractivisme épistémique »
Résumé
À première vue, la notion de « savoir expérientiel » constitue un outil prometteur que l’on gagnerait à intégrer à l’appareillage théorique de l’épistémologie sociale. Dans cette présentation, je défendrais cependant la thèse selon laquelle après réflexion, ce concept n’a pas la robustesse nécessaire pour ce faire, en raison des tensions internes qui en rendent la définition nécessairement confuse, et le rendent particulièrement susceptible de faire l’objet de diverses instrumentalisations et de pratiques extractivistes dommageables pour les personnes concernées.
Amandine Catala (Université du Québec à Montréal)
« Savoirs expérientiels et justice épistémique dans le contexte de la neurodiversité »
Résumé
Cette présentation souligne l’importance des savoirs expérientiels et des perspectives à la première personne des personnes autistes pour cultiver une plus grande justice épistémique. Je commence par un bref survol de ma théorie pluraliste de l’agentivité et de l’injustice épistémiques, qui inclut non seulement les savoirs propositionnels mais aussi pratiques, tacites, incarnés et affectifs. Je montre ensuite en quoi cette théorie pluraliste peut s’appliquer dans le contexte de la neurodiversité et de l’autisme.
Fernanda Pérez Gay Juárez (PGY-2, psychiatrie, McGill University; Neurophilosophy Lab)
« Des vécus pluriels aux savoirs reconnus : patient·es, clinicien·nes et chercheur·es en circulation »
Résumé
Cette intervention examine comment les savoirs expérientiels en santé mentale, ancrés dans le vécu des patient·es et la pratique des clinicien·nes, s’articulent avec les savoirs produits en recherche. Elle met en lumière les tensions éthiques liées aux hiérarchies entre formes d’expérience et à leur reconnaissance académique.
Seconde séance :« Les limites économiques et politiques : réflexions sur la gestion collective des limites »
Participant·e·s : Olivier Boucher (Université de Montréal), Denise Celentano (Université de Montréal) et Michaël Lemelin (Université de Montréal).
Description de la table ronde
Alors que les inégalités ne font que s’aggraver à travers le monde, en 2026, nous constatons qu’il a fallu moins de 9 heures pour que les 100 patrons d’entreprises les mieux payées au Canada « empochent l’équivalent du salaire annuel moyen des travailleurs ». Ainsi, de ce même constat où les élites, une minorité, accumulent une richesse écrasante et sans fin au détriment des plus pauvres, Professeure Ingrid Robeyns introduit le concept du limitarisme. En soulignant que l’extrême richesse affaiblit la démocratie, est incompatible avec le bien-être de tous et a des impacts considérables sur notre environnement, Robeyns met de l’avant une question importante pour nos invités, celle de la nécessité des limites par rapport à l’économie et la politique. Ainsi, cette discussion cherche à introduire des réflexions critiques sur le capitalisme et la précarité qu’il entraîne à tous les niveaux, en plus de la manière dont les limites peuvent servir d’outils afin de réimaginer le monde d’aujourd’hui.
Troisième séance : « Limites et mortalités : trois voies/voix de réflexion sur l’expérience de la finitude »
Participants.es : France Lacharité (Université de Sherbrooke), Louise La Fontaine (AQSP, Université de Sherbrooke) et Vincent Rochelle (Université Laval).
Description de la table ronde
Alors que nos sociétés sont de plus en plus confrontées aux frontières de la vie humaine, les limites de nos existences et de notre rapport à la mort sont ici mises en question. Dans ce contexte, la Dre Louise La Fontaine, Ph. D., (médecin à la retraite, spécialisé en soins palliatifs et présidente de l’Association québécoise de soins palliatifs, professeure associée au Centre d’études du religieux contemporain de l’Université de Sherbrooke), entamera une discussion avec France Lacharité (doctorante en études du religieux contemporain à l’Université de Sherbrooke et proche aidante) et Vincent Rochelle (doctorant en philosophie à l’Université Laval). En croisant des savoirs issus de la pratique clinique, de l’expérience vécue et de la réflexion philosophique, cette rencontre des différentes voies/voix permettra d’interroger les manières dont la finitude humaine est comprise, habitée et accompagnée. Elle ouvrira également un espace de réflexion sur les expériences subjectives et les horizons de sens qui émergent à l’approche de la mort. Les échanges mettront ainsi en dialogue les aspects pratique des expériences de la finitude vécues lors de l’accompagnement de personnes malades et de leurs proches en soins palliatifs, en lien avec des dimensions théoriques et conceptuelles.
— Conférence plénière —
Sophie Djigo (Laboratoire STL [Savoirs, Textes, Langage], Lille ; Institut Convergences Migrations)
« Frontières et limites : Déjouer le blanchiment / résister en solidarité »
Sophie Djigo est une philosophe engagée, professeure de philosophie en khâgne et directrice de recherche au Collège International de Philosophie, également chercheure affiliée au laboratoire STL (Savoirs, Textes, Langage) à Lille ainsi qu’à l’Institut Convergences Migrations. Spécialiste des questions migratoires, elle s’impose comme une philosophe de terrain en menant des enquêtes approfondies auprès des personnes en exil à Calais, Londres, Paris-La Chapelle, et Bruxelles. Ses recherches explorent la condition migrante, les politiques migratoires françaises et européennes, ainsi que les différentes formes de solidarité. Défenseure des droits, elle a fondé en 2018 le collectif citoyen Migraction59, dédié à l’accueil et au soutien des personnes migrantes. Plus récemment, ses travaux se sont concentrés sur les liens entre les questions migratoires et la politisation des quartiers populaires, soulignant l’urgence d’une réflexion critique sur les dynamiques sociales et politiques à l’œuvre dans ces contextes. Elle a notamment publié Les migrants de Calais (2016), Aux frontières de la démocratie (2019), Des philosophes sur le terrain (2022) et il y a quelques semaines: La solidarité n’est pas un crime (Textuel).
Résumé
La notion de limite se trouve au cœur de l’élaboration du régime de frontière. Or, le régime de frontière, en fabriquant des limites, en particulier ethno-nationales, ouvre la possibilité d’un régime d’action « sans limites » du point de vue pratique et moral, qui court-circuite toutes les règles de l’action et les lois. Ce régime déploie un processus de frontiérisation de la solidarité, qui l’enferme dans des limites ethno-nationales, au-delà desquelles « tout est permis ». Il fonctionne par un double geste d’affirmation-abolition: affirmation des lois et du droit à l’intérieur de l’espace national et au profit des citoyens/ abolition des droits à l’extérieur, notamment dans les espaces coloniaux ou marqués par la colonialité. Cela est rendu possible par un épaississement et une démultiplication de la frontière, y compris à l’intérieur de l’espace national, en fabriquant des catégories hors-la-loi et privées de droit. Historiquement, l’impérialisme colonial repose sur l’accumulation primitive des richesses, qui constitue justement l’objet d’un effacement, ou plutôt, d’un processus de blanchiment: les violences de la spoliation coloniale sont légalisées, normalisées, invisibilisées par les États de droit qui peuvent ensuite assurer le règne de la stabilité et d’une relative abondance au sein de leur territoire, tout en niant son coût à l’extérieur. Pire, pour perpétuer l’accumulation, les États de droit occidentaux continuent à piller dans d’autres territoires, en toute impunité. Ce qui est obtenu illégalement d’un côté de la limite est transformé en propriété légitime de l’autre. C’est le blanchiment — avec toute la connotation raciale qu’il implique aussi. Ce processus de blanchiment contraste avec la criminalisation de ceux que l’on appelle les « passeurs ». Il y a alors deux formes de transgression des limites, l’une, qui est blanchie et légitimée malgré sa violence, l’autre, qui est criminalisée et condamnée alors qu’elle repose sur le droit fondamental de libre circulation et la quête d’asile. Un double processus opère d’une part, à travers la légitimation de pratiques transgressives et immorales et d’autre part, avec la disqualification des acteurs qui tentent de contourner, transgresser, subvertir le régime de frontières et de revenir à une limite commune — celle des mêmes droits pour tous. Dans un monde où la solidarité se retrouve frontiérisée par des clôtures (sociales, nationales, ethno-nationales), transgresser les frontières de la solidarité permet de remettre une limite à l’exercice de la violence coloniale.
Organisé par Olivier Boucher (Université de Montréal), Nohémie Bokuma (Université Concordia), Melissa Hernández-Parra (Université de Montréal), France Lacharité (Université de Sherbrooke), Vincent Rochelle (Université Laval) et Alex Stankovich (Université de Sherbrooke).

Graphisme de l’affiche : Déborah Léa Girard Iduma.


