Troisième séance – Séminaire des boursier-es d’études supérieures du CRÉ
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- Quand :
- 2 juin 2026 13 h 30 – 15 h 00
- Où :
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Salle 309, CRÉ, mode hybride
2910 Édouard-Montpetit, Montréal
Vous êtes invité-es à la troisième séance de l’édition 2025-2026 du Séminaire des boursier-es d’études supérieures du CRÉ.
À l’occasion de cette séance, France Lacharité et Nohémi Bokuma présenteront leurs projets de recherche. Chaque présentation durera environ 20 minutes et serait immédiatement suivie d’une discussion d’environ 25 minutes.
L’objectif du Séminaire est d’offrir à nos boursier-es des conseils et des critiques constructives afin de les aider à renforcer leur projet de recherche. Il s’agit également de leur donner l’occasion de s’exercer à livrer une présentation selon un format comparable à celui des colloques universitaires. Nous espérons que vous serez nombreuses et nombreux à participer à cette activité, que nous souhaitons particulièrement formatrice!
Au programme :
1) 13h30 – 14h15 – Présentation de France Lacharité, doctorante en études du religieux contemporain à l’Université de Sherbrooke, travaillant sous la direction de Bertrand Lavoie, Marc Dumas et Louise La Fontaine.
Composer avec la finitude: limites, vulnérabilités et sens dans les soins de fin de vie pédiatriques
En décembre 2015, la Loi concernant les soins de fin de vie est entrée en vigueur au Québec et a reconnu l’aide médicale à mourir (AMM) comme un soin de fin de vie pour certaines personnes de 18 ans et plus. Après plus de10 ans d’application de la loi, l’acceptation sociale croissante et la diminution des réticences du corps médical ont suscité des discussions sur l’expansion de l’AMM à d’autres groupes, y compris certains mineurs. Dans une perspective plus large, la question de l’AMM soulève plusieurs enjeux, notamment celui du rapport à la vie et à la mort.
Aborder la mort en soi est difficile, mais cela devient encore plus complexe lorsqu’il s’agit de celle d’un enfant. Dans ce contexte, la mort d’un enfant amène les soignants à vivre des émotions et à faire face à différentes limites (légales, déontologiques, morales ou éthiques). Ils se trouvent ainsi confrontés à leur propre vulnérabilité, ce qui peut faire surgir des questions éthiques, morales et de sens.
Cette communication a pour objectif de vous présenter des résultats préliminaires issus d’une recherche qualitative menée dans un hôpital pédiatrique québécois, s’appuyant sur des observations de type shadowing effectuées auprès de cinq professionnels de la santé et sur une cinquantaine d’entretiens semi-dirigés avec différents types de soignants.
Les premières analyses mettent en lumière les échanges avec les familles et les défis qui émergent lorsque des questions sur le temps, l’espoir et le sens surviennent à l’approche de la fin de vie. Elles mettent également en évidence certains besoins du personnel soignant lors de leur accompagnement en fin de vie pédiatrique.
2) 14h15 – 15h00 –Présentation de Nohémi Bokuma, étudiante à la maîtrise en science politique à l’Université Concordia travaillant sous la direction de Dre Stephanie Paterson et Dr Jonathan Martineau.
Examiner et identifier les lacunes des politiques canadiennes et la manière dont elles interagissent avec la violence numérique fondée sur le genre
La violence numérique fondée sur le genre au Canada est en hausse et se matérialise même au-delà de l’Internet et dans notre monde réel. Alek Minassian a été reconnu coupable d’une attaque à la camionnette à Toronto en 2018. Celui-ci a été décrit comme étant l’incident le plus meurtrier lié au mouvement incel (Beckett 2021), un sous-groupe du réseau de la manosphère, où des groupes d’hommes sont persuadés « que les femmes utilisent leur pouvoir sexuel pour dominer socialement » (Basu 2020). Ainsi, à travers une analyse de cette dimension émergente de la violence misogyne numérique, ce mémoire de recherche du second cycle examinera comment les politiques canadiennes interagissent avec la violence numérique fondée sur le genre et avec la radicalisation sexiste des jeunes hommes en ligne, et critiquera également les technologies qui facilitent la violence numérique fondée sur le genre. La question principale se crée à partir de l’observation suivante: les sentiments partagés par certains internautes, soit le sentiment de faire partie d’une communauté, la liberté et l’anonymat et les « différences entre les web hosts » (Ganesh 2018, 38) et l’absence de réglementation unifiée, le tout fragilisant la sécurité numérique des femmes. Alors, en permettant alors aux groupes tels que ceux issus de la manosphère de migrer d’une plateforme à une autre, échappant ainsi à la menace de fermeture de leur communauté numérique et maximisant leur promotion d’une culture numérique misogyne, on remarque alors une vulnérabilisation de la sécurité numérique des femmes.
À travers cette analyse, les questions suivantes émergent, soit sur l’éthique derrière les pratiques courantes (et les politiques qui les gouvernent) des plateformes telles que Reddit, 4Chan, Meta et X (Twitter), la gouvernance et l’éthique des technologies avancées et de l’intelligence artificielle de ces plateformes et finalement, la question du pouvoir acquis et du profit généré par ces compagnies au détriment des femmes.
Animation : Ryoa Chung (UdeM).


