Évènements passés

Archives du calendrier

  • Rejoignez-nous pour une journée d’étude sur la radicalisation, prévue le 23 avril 2026, de 10h00 à 17h00, au Pavillon Félix-Antoine Savard de l’Université Laval, 2325 rue des Bibliothèques, à Québec. Cet événement comprendra une présentation de la conférencière invitée Miriam Schleifer McCormick, professeure de philosophie à l’Université de Richmond, intitulée « The value of doubt ». 

    Programmation :

    Avant-midi (salle FAS-428)

    • 10h00 – 10h30 : Laurence Lévesque (doctorante en philosophie, ULaval), « Changement de valeurs et radicalisation : une objection à la théorie du bien-être de Valerie Tiberius »
    • 10h30 – 11h00 : Vincent Rochelle (doctorant en philosophie, ULaval), « Rationalité et temporalité dans la radicalisation émotionelle »
    • 11h00 – 11h15 : Pause 
    • 11h15 – 11h45 : Romane Marcotte (doctorante en philosophie, ULaval), « Faut-il blâmer les personnes radicalisées ? »
    • 11h45 – 12h15 : Erika Olivaux (doctorante en philosophie, ULaval), « À quoi sert le concept de victime ? »

    Dîner, de 12h15 à 13h45

    Après-midi (salle FAS-413)

    • 13h45 – 14h45 : Catherine Rioux (professeure de philosophie, ULaval), « Engagements profonds et vie épanouie : une tension insurmontable ? »
    • 14h45 – 15h30 : Pause
    • 15h30 – 17h00 : Miriam Schleifer McCormick (professeure de philosophie, Université de Richmond), « The value of doubt »*

    *Veuillez noter que cette présentation se déroulera en anglais.

    Cet événement est organisé par le Centre de recherche en éthique (CRÉ), le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH – SSHRC) et le Groupe de recherche interuniversitaire sur la normativité (GRIN). 

    Lire la suite

  • Dans le cadre des Midis de l’éthique du CRÉ, le chercheur postdoctoral Will Gildea nous présentera une présentation intitulée « Casal on interspecies justice without over-demandingness ». La présentation sera offerte en anglais, mais la discussion pourra être tenue en français et/ou en anglais.

    Pour y participer via zoom, c’est ici.

    Crédit: Harmut Kiewert, « Evolution in Revolution ».

    Lire la suite

  • Vous êtes cordialement invité·es à la prochaine réunion du Groupe de lecture en philosophie et éthique de l’économie, qui se tiendra en format hybride (Zoom) lundi le 20 avril 2026, de 12h00 à 13h30 (heure de Montréal). La rencontre se déroulera en salle 2.880 (espace z), 2e étage à HEC, 3000 Côte Ste-Catherine (dans les locaux de l’Institut international des coopératives Alphonse-et-Dorimène-Desjardins au fond du couloir à côté de la bibliothèque).

    Cette session abordera le texte de Simone Sommer Degn intitulé « Yes, Friendship and Love Can Be Bought and Sold » (Journal of Applied Philosophy, 2026). Pour participer via Zoom, c’est ici.

    Pour obtenir le texte, veuillez écrire aux organisateur.ices : Morgane Delorme (morgane.delorme1@umontreal.ca) ; Gabriel Monette (gabriel.monette@hec.ca) ; et Nicolas Pinsonneault (nicolas.pinsonneault@hec.ca).

    Lire la suite

  • Conseiller les politiques. Choix et responsabilité @ Salle C-3061 - Carrefour des arts et des sciences, Pavillon Lionel-Groulx, Université de Montréal

    16 Avr – 17 Avr Jour entier

    Deuxièmes rencontres annuelles du réseau RéCCord.

    Jeudi 16 avril 2026

    • 8h30-9h00 : Accueil et mot de bienvenue
    • 9h00-10h45 : Emmanuel Picavet (Paris I Panthéon-Sorbonne), « Sur les rapports entre normes au croisement de la connaissance et du conseil » ; Marc-Kevin Daoust (École de technologies supérieur), « Déférence et collaboration dans les systèmes à viseurs publics »
    • 11h15-13h00 : Xavier Chatron-Colliet (École d’économie d’Aix-Marseille), « L’eudaimonia, entre justice sociale et agentivité relationnelle » ; Morgane Delorme (ESG-UQÀM, ULaval), « La banque centrale comme  « conseiller public » : éthique de la justification en démocratie »
    • 14h00-15h45 : Luca Timponelli (U. de Lausanne), « Responsabilité individuelle et société industrielle : la synthèse républicaine » ; Constanze Binder (Erasmus U. Rotterdam), « Walking a Mile in Your Shoes: Policy-Making and Partial Agreement in Plural Societies »
    • 16h00-17h30 : Conférence plénière, Daniel Weinstock (McGill), « La voie du conseil »

    Vendredi 17 avril 2026

    • 9h00-10h45 : Ryoa Chung (UdeM), « Justice en santé et politiques publiques » ; Sacha-Emmanuel Mossu (ULaval), « Philanthropie et innovation sociale : le rôle des fondations en démocratie »
    • 11h15-12h45 : Adrienne Sala (U. Waseda, École d’études libérales internationales), « L’expertise à l’épreuve du droit et de la justice procédurale : le cas du nucléaire japonais »
    • 13h45-15h30 : François Claveau (U. de Sherbrooke), « Scientifique en chef aux pouvoirs étendus : y a-t-il un inacceptable conflit d’intérêts? » ; Gilles Campagnolo (CNRS), « Du Caméralisme à la Sozialwirtschaft. Retour sur l’évolution du conseil politique en économie »
    • 16h00-17h00 : Rencontre du réseau

    Ouvert à tous.tes. Aucune inscription requise. Pour participer via Zoom, c’est ici.

    Pour plus d’informations, veuillez envoyer un courriel à l’adresse suivante : democratieehiqepublique.chaire@ulaval.ca.

    Lire la suite

  • Vous êtes cordialement invité.es à la deuxième conférence du Cycle de conférences sur le travail invisible organisée par la Chaire Ésope, en collaboration avec le Centre de Recherche en Éthique. Pour cette  seconde conférence, nous avons le plaisir de recevoir Eszter Kollar (KU Leuven) avec une présentation intitulée « On the Normative Significance of Colonial Legacies for Justice in Labour Migration ». La conférence aura lieu en anglais.

    L’événement se déroulera le 14 avril 2026, de 12h30 à 14h15,  au local 422 du département de philosophie l’Université de Montréal (2910 Boulevard Édouard-Montpetit, Montréal, QC). Veuillez-vous inscrire via le lien suivant.

    Résumé

    Colonial systems of labour organization, structured through racial hierarchies and differentiated migration schemes, re-emerge in contemporary labour immigration regimes that differentiate migrants by skills and rights. How this resurfacing should be properly accounted for in normative theorizing, and what its normative implications are, remains insufficiently understood in contemporary political philosophy. This paper aims to address that gap. First, I argue that a historically informed mapping of the structural processes of colonialism and capitalism enables theories of migration justice to capture a previously overlooked dimension of injustice in today’s differentiated labour immigration regimes: namely, that racialization as skill devaluation is a key form of labour control that is reinforced through contemporary border control regimes and their stratified migration systems. Second, I argue that a historically grounded understanding of injustice and labour deepens our normative grasp of what is unjust about contemporary labour migration and border control. It paves the way for rearticulating the normative problem of differentiated skills and rights through borders as a seemingly race-neutral, meritocratic organization of labour that, in fact, perpetuates a global racialized hierarchy. The injustice of differentiated labour migration regimes thus lies not merely in the restriction of migrant workers’ rights that conflict with liberal-democratic principles of social and political equality. Contemporary borders are a crucial site of global structural injustice, whereby present-day labour migration regimes systematically constrain the rights, mobility, and opportunities of racialized workers from the Global South, devalue their labour through border control, and expose them to persistent conditions of exploitation and marginalization.

    Le Cycle de conférences sur le travail invisible est une initiative de Denise Celentano (Université de Montréal), titulaire de la Chaire Ésope, en collaboration avec le Centre de recherche en éthique.

    Pour plus d’informations, contactez Denise Celentano à l’adresse suivante : denise.celentano@umontreal.ca.

    Informations générales sur le Cycle de conférences sur le travail invisible : Par « travail invisible » nous entendons l’ensemble des formes de travail qui échappent au modèle traditionnel de l’emploi salarié et qui ne sont pas reconnues, dans un sens monétaire et/ou symbolique, au point que même leur nature de « travail » est souvent contestée. Le travail invisible se déroule derrière les coulisses du travail plus reconnu et valorisé. Vue sa nature « limite » par rapport à nos catégories établies, il sert de prisme pour l’approfondissement de plusieurs enjeux, de la reconnaissance aux dynamiques de ségrégation sociale à la remise en question des suppositions normatives derrière ce qui est censé compter comme « travail ». La notion de travail invisible promet de jeter de la lumière, pour ainsi dire, sur l’ombre des mécanismes de valorisation de la coopération sociale. Ce cycle de conférences ouvertes au public explore le sujet d’une perspective à la fois philosophique et interdisciplinaire.

    Lire la suite

  • L’événement est annulé pour des raisons indépendantes de notre volonté.

    Vous êtes cordialement invité.es à la deuxième conférence du Cycle de conférences sur le travail invisible organisée par la Chaire Ésope, en collaboration avec le Centre de recherche en éthique. Pour cette conférence, nous avons le plaisir de recevoir Valerio de Stefano (Université de York), auteur du livre Your Boss Is an Algorithm (éditions Bloomsbury, 2022), pour une présentation intitulée « The Legally Invisible Platform Workers ». La conférence aura lieu en anglais.

    L’événement se déroulera le 2 avril 2026, à 16h30 au local C-2059 au pavillon Lionel Groulx à l’Université de Montréal (3150 Rue Jean-Brillant, Montréal, QC H3T 1N8). Veuillez-vous inscrire via le lien suivant

    Résumé

    Platform workers are increasingly visible in our communities, and their work attracts growing public attention. Yet the law has not fully recognised platform work. Even recent legislation specifically targeting platform work often fails to make it visible and legally salient across the full spectrum of protections. In some cases, it operates as a barrier, placing platform work behind a façade that risks concealing from workers fundamental rights and protections that should belong to all workers. This presentation analyses the legal mechanisms that produce this invisibility and discusses potential solutions to lift the cloak of legal invisibility now affecting platform workers.

    Le Cycle de conférences sur le travail invisible est une initiative de Denise Celentano (Université de Montréal), titulaire de la Chaire Ésope, en collaboration avec le Centre de recherche en éthique.

    Pour plus d’informations, contactez Denise Celentano à l’adresse suivante : denise.celentano@umontreal.ca.

    Informations générales sur le Cycle de conférences sur le travail invisible : Par « travail invisible » nous entendons l’ensemble des formes de travail qui échappent au modèle traditionnel de l’emploi salarié et qui ne sont pas reconnues, dans un sens monétaire et/ou symbolique, au point que même leur nature de « travail » est souvent contestée. Le travail invisible se déroule derrière les coulisses du travail plus reconnu et valorisé. Vue sa nature « limite » par rapport à nos catégories établies, il sert de prisme pour l’approfondissement de plusieurs enjeux, de la reconnaissance aux dynamiques de ségrégation sociale à la remise en question des suppositions normatives derrière ce qui est censé compter comme « travail ». La notion de travail invisible promet de jeter de la lumière, pour ainsi dire, sur l’ombre des mécanismes de valorisation de la coopération sociale. Ce cycle de conférences ouvertes au public explore le sujet d’une perspective à la fois philosophique et interdisciplinaire.

    Lire la suite

  • Vous êtes cordialement invité·es à la prochaine réunion du Groupe de lecture en philosophie et éthique de l’économie, qui se tiendra en format hybride (Zoom) lundi le 30 mars 2026, de 12h00 à 13h30 (heure de Montréal). La rencontre se déroulera en salle 2.880 (espace z), 2e étage à HEC, 3000 Côte Ste-Catherine (dans les locaux de l’Institut international des coopératives Alphonse-et-Dorimène-Desjardins au fond du couloir à côté de la bibliothèque).

    Cette session abordera le texte de Gabriel Monette (HEC) et Alexis Morin-Martel (Université McGill) intitulé « The Ethics of Kingmaking » (Ethical Theory and Moral Practice, 2026). Gabriel et Alexis présenteront leur texte récemment publié et participeront à la discussion.

    Pour obtenir le texte, veuillez écrire aux organisateur·ices : Morgane Delorme (morgane.delorme.1@umontreal.ca), Gabriel Monette (gabriel.monette@hec.ca) et Nicolas Pinsonneault (nicolas.pinsonneault@hec.ca).

    Pour y participer via Zoom, c’est ici.

     

    Lire la suite

  • Les Visages de la responsabilité @ Faculté de droit, Pavillon Maximilien-Caron et Carrefour des arts et des sciences, Université de Montréal

    25 Mar 12 h 00 – 27 Mar 16 h 10

    Le colloque Les visages de la responsabilité vise à explorer la pluralité des formes que prend la responsabilité dans nos pratiques individuelles, sociales et institutionnelles. À partir d’une perspective pluridisciplinaire, rassemblant des expertes et experts en philosophie morale et politique, en sciences politiques et en théorie du droit, l’objectif est d’examiner les concepts de responsabilité morale, de responsabilité politique et de responsabilité légale.

    Le colloque sera tenu en mode hybride. Les présentations de David Owen et Philip Pettit seront livrées par Zoom. Pour y participer vous-mêmes par Zoom, vous êtes invité-es à vous inscrire ici. Vous recevrez ensuite le lien de connexion.

    Le programme en .pdf se trouve ici et les résumés des présentations ici.

    Organisation : Alex Carty (McGill), Melissa Hernandez-Parra (UdeM), Christian Nadeau (UdeM), Christine Tappolet (UdeM) et Daniel Weinstock (McGill).

    Lire la suite

  • Deuxième séance – Séminaire des boursier-es d’études supérieures du CRÉ @ Salle 309, CRÉ, mode hybride

    15 h 00 – 16 h 30

    Vous êtes invité-es à la deuxième séance de l’édition 2025-2026 du Séminaire des boursier-es d’études supérieures du CRÉ.

    À l’occasion de cette séance, Alexandra Stankovich et Olivier Boucher présenteront leurs projets de recherche. Chaque présentation durera environ 20 minutes et serait immédiatement suivie d’une discussion d’environ 25 minutes.

    L’objectif du Séminaire est d’offrir à nos boursier-es des conseils et des critiques constructives afin de les aider à renforcer leur projet de recherche. Il s’agit également de leur donner l’occasion de s’exercer à livrer une présentation selon un format comparable à celui des colloques universitaires. Nous espérons que vous serez nombreuses et nombreux à participer à cette activité, que nous souhaitons particulièrement formatrice!

    Au programme :

            1) 15h00 – 15h45 – Présentation d’Olivier Boucher, étudiant à la maîtrise en philosophie à l’Université de Montréal, travaillant sous la direction de Denise Celentano (UdeM).

    Limitarisme et limites planétaires

    Dans ma présentation, je souhaiterais développer la problématique qui structurera mon projet de mémoire, qui portera sur la pertinence de la théorie limitariste en justice distributive pour penser les enjeux écologiques, et inversement.

    Le limitarisme est une théorie de la justice distributive qui soutient que « dans le monde tel qu’il est, personne ne devrait posséder au-delà d’une certaine quantité de certains biens, tels que le revenu ou le patrimoine » (Robeyns, 2022, je traduis). Deux principaux arguments ont été avancés pour défendre cette position. L’argument démocratique (AD) affirme que toute richesse au-delà d’un certain seuil constitue une menace pour l’égalité politique et pour la stabilité des régimes démocratiques (Robeyns, 2022 : 184). L’argument des besoins urgents insatisfaits (ABUI) affirme quant à lui que toute forme de richesse au-delà d’un certain seuil devrait être taxée pour satisfaire les besoins urgents d’une part importante de l’humanité (Robeyns, 2022 : 184).

    Les enjeux environnementaux sont déjà intégrés à l’argumentaire limitariste, mais ne le sont le plus souvent que de manière secondaire. Or il me semble que le traitement des enjeux environnementaux dans la théorie limitariste mériterait d’être examiné plus en détail, et ce, pour au moins trois raisons.

    Premièrement, des recherches récentes en sciences de l’environnement soutiennent qu’il y aurait des « limites planétaires » absolues à ne pas franchir dans l’exploitation des ressources naturelles si l’on souhaite maintenir l’humanité dans un « espace de fonctionnement sûr » (Steffen et al., 2023). Or des travaux récents ont tenté de démontrer l’intérêt des arguments limitaristes pour les débats en éthique de l’environnement portant sur ces limites planétaires (Green, 2023; Bohnenberger, 2025). Il semblerait donc que la recherche sur les limites planétaires puisse renforcer l’ABUI, mais aussi l’AD, car l’intégrité de la biosphère constitue vraisemblablement une condition de possibilité de la satisfaction des besoins humains, mais aussi de l’égalité politique et de la démocratie (Steffen et al., 2023).

    Deuxièmement, il semble plausible que l’établissement de seuils limitaristes soit plus strictement contraint par les considérations écologiques que par les considération politiques ou économiques. En effet, un seuil limitariste qui ne maintiendrait pas l’humanité à l’intérieur de « l’espace de fonctionnement sûr » de la biosphère ne permettrait possiblement pas non plus l’atteinte les objectifs de L’ABUI ni de l’AD. En effet, les conditions de possibilité écosystémiques des institutions économiques et politiques actuelles seraient minées (Steffen et al., 2023), compromettant les conditions de possibilité de la satisfaction des besoins urgents et de la préservation de l’égalité politique, qui dépendent de l’existence de ces institutions de base. Plus encore, cette considération pourrait entraîner le réexamen de ce qui distingue le limitarisme des autres théories partielles de la justice, telles que le sufficientarisme, l’égalitarisme et le prioritarianisme (Timmer, 2021). Il se pourrait alors qu’un seuil limitariste respectant les contraintes écologiques de la biosphère soit si bas que la distinction entre ces différentes théories soit abolie au moment de leur opérationnalisation, ou bien il se pourrait que le limitarisme en vienne à subsumer logiquement les autres (Hickey, 2019).

    Troisièmement, et à la lumière des points précédents, la théorie limitariste pourrait être reconsidérée comme une composante d’une théorie idéale de la justice, plutôt que comme une composante d’une théorie non idéale de la justice (Robeyns, 2022 : 179). Comme le suggère Hickey (2019), il est en effet plausible qu’il existe une limite « pré-institutionnelle » à l’appropriation des ressources naturelles, donc une limite théorique absolue à l’exploitation des ressources naturelles qui devrait être respectée par toute théorie de la justice. Si tel est le cas, la pertinence des thèses limitariste s’en trouverait non seulement augmentée, mais les principes limitaristes devraient être considérés comme pertinents non seulement dans le « monde tel qu’il est et dans les mondes possibles les plus proches » (Robeyns 2022 : 199, je traduis), mais aussi dans tout monde régi par les lois de la thermodynamique, soit tous les mondes physiquement possibles (Lee, 1989). Les principes limitaristes pourraient donc être intégrés à une théorie idéale de la justice, par exemple à celle de John Rawls, comme le propose Christian Neuhäuser (2018; 2023).

           2) 15h45 – 16h30 –Présentation d’Alexandra Stankovich, doctorante en philosophie pratique à l’Université de Sherbrooke travaillant sous la direction d’Allison Marchildon (Philosophie, Université de Sherbrooke) et la co-direction de Jessica Roda (Anthropologie, Georgetown University).

    Expansion des frontières identitaires : dynamiser les orthodoxies juives par la voix de ceux·celles·celleux s’identifiant comme queer d’expérience hassidique

    Bien que les présuppositions pour joindre la queerness et l’orthodoxie juive sont souvent de les concevoir comme une antithèse, le panorama des incarnations de ces identités est vaste et complexe (Kabakov, 2010; Stankovich, 2025a). Sans diviser la discussion de manière binaire – dans et hors de l’orthodoxie –, mais plutôt en la plaçant sur un spectre, allant des cercles ayant une observance traditionnelle jusqu’aux marges, l’expérience des identités queer et religieuse ne s’actualise pas de manière similaire selon les contextes. Si certain·e·s mobilisent des stratégies identitaires pour maintenir leur place dans les milieux juifs orthodoxes où il·elle·iel·s ont grandi, en négociant les paramètres de divulgation afin d’exister dans un cadre normatif halakhique, pour d’autres, vivre une double vie devient émotionnellement, moralement et/ou pratiquement trop taxant; lorsque ce seuil est atteint, certain·e·s font le choix plus radical de s’en éloigner (Fader, 2020). Cependant, les sortant·e·s de ces communautés ne rejettent pas nécessairement la foi (ou le religieux), mais construisent plutôt une alternative alliant plus explicitement leur queerness et leur héritage hassidique (Stankovich, 2025a, 2025b).

    À partir d’une démarche en philosophie de terrain (Briggle, 2015; Frodeman et Briggle, 2016; Vollaire 2016) – combinant les approches en sciences sociales et en philosophie pratique –, je m’intéresserai à l’intermarginalité des figures publiques queer d’expérience hassidique. Celles-ci incarnent une posture particulière entre deux groupes : la société libérale et séculière newyorkaise et les communautés d’appartenance hassidiques (Stankovich, 2025a, 2025b, 2020). Je pose la thèse que, par leur statut, ces figures publiques actualisent leur intermarginalité en queerisant – à degré variable – les normes des milieux qu’elles habitent, puisqu’elles les visibilisent et les questionnent (Ahmed, 2008).

    Plus spécifiquement, pour cette présentation, je poserai mon attention sur les manières dont la réappropriation du terme « d’expérience hassidique » (of Hassidic experience) par ces sortant·e·s nous informe sur la fluidité des catégories orthodoxes. Cette nouvelle manière de se définir participe au processus discursif sur lequel les judéités se vivent (Avishai, 2023), mais aussi se font (Gaddi, 2023). En complexifiant les délimitations, ces positionnalités en marge démontrent une volonté de se réapproprier des pratiques et des croyances hassidiques, au-delà des définitions strictes et hégémoniques institutionnelles, pour (re)définir leur observance (Fader, 2020; Newfield, 2020a; Roda, 2024, 2022; Stankovich 2025a, 2025b, 2020).

    Animation : Ryoa Chung (UdeM).

    Pour y participer par Zoom, c’est ici (ID de réunion: 818 6254 4190; Code secret: 9Me2EW).

    Lire la suite

  • Tatiana Llaguno (Université de Pompeu Fabra, Barcelone) nous offrira une présentation intitulée « The Realm of Necessity and the Realm of Freedom: Schiller, Marx, and Morris on Labour » dans le cadre des activités du Réseau de philosophie du travail.

    Les activités du Réseau de philosophie du travail sont ouvertes aux chercheur.es et aux étudiant.es diplômé.es ayant des intérêts de recherche dans ce domaine. Merci d’écrire aux organisateurs, Denise Celentano (denise.celentano@umontreal.ca) et Pablo Gilabert (pablo.gilabert@concordia.ca), pour recevoir le lien zoom.

    Résumé

    This paper considers Marx’s distinction between the realm of necessity and the realm of freedom in light of Schiller’s philosophy. While Marx argues that these two realms give rise to different types of freedom, I maintain that this distinction needs to be reexamined. Drawing on Schiller’s critique of modern societies –particularly his diagnosis of a socially impeded totality and his proposal to reconcile the material and formal drives through the playful drive—I argue that Marx’s framework inadvertently perpetuates a dualistic understanding of freedom. However, rather than resolving this tension through aesthetic education, I suggest that the active reconciliation of drives can occur through the form-giving activity of labor, thereby integrating Schiller’s insights with Marx’s materialist tenets. Finally, I contend that William Morris’s philosophy of work envisions labor as a living form and offers a promising alternative that synthetizes key lessons from both Schiller and Marx. The paper thus illuminates the political task Schiller’s diagnosis sets before us, the philosophical questions opened up by Marx’s critique of political economy, and the prefiguration of an alternative view of work in Morris.

    Lire la suite

  • « Forced Migration and Health Justice » (OUP, 2026) @ Salle 422, 4e étage, mode hybride

    16 h 00 – 19 h 00

    Le Centre de recherche en éthique est fier d’accueillir le lancement du livre Forced Migration and Health Justice, sous la direction de L. Eckenwiler, V. Wild, A. Gotlib, R. Chung et D. Zion (Oxford University Press, 2026).

    L’événement, qui se tiendra en présence et en ligne, aura lieu le jeudi 19 mars 2026, de 16h00 à 18h00 (heure de Montréal), dans la salle 422 du Département de philosophie de l’Université de Montréal (UdeM), situé à la station de métro Université-de-Montréal, 2910, boulevard Édouard-Montpetit, Montréal, Québec.

    Avec la participation de Marianne Saillant-Sylvain (Université de Montréal) et Elisabeth Galbraith à titre de présidentes de séance.

    Les personnes participantes seront :

    Ryoa Chung (Université de Montréal), James Dwyer, Lisa Eckenwiler (Université George Mason), Anna Gotlib, Matthew Hunt (Université McGill), Thierry Ngosso (Université catholique d’Afrique centrale), Mathieu Simard, Peter West-Oram, Verina Wild et Deborah Zion.

    Pour y participer par Zoom, c’est ici.

    Lire la suite

  • « Law and Instrumentalism: On the Instrumental Value of Law » @ Salle 309, mode hybride

    12 h 00 – 13 h 15

    Dans le cadre des Midis de l’éthique du CRÉ, notre chercheuse invitée Sari Kisilevsky (CUNY) nous offrira une présentation intitulée « Law and Instrumenalism: On the Instrumental Value of Law ». La présentation sera donnée en anglais, mais la discussion qui suivra pourra être menée en français et en anglais. 

    Pour y participer via Zoom, c’est ici.

    Lire la suite

  • Groupe de lecture en philosophie de l’économie @ Salle 2.880 (espace z), 2e étage, HEC

    12 h 00 – 13 h 30

    La prochaine réunion du Groupe de lecture en philosophie de l’économie organisé par Morgane Delorme (morgane.delorme.1@umontreal.ca), Gabriel Monette (gabriel.monette@hec.ca) et Nicolas Pinsonneault (nicolas.pinsonneault@hec.ca) sera consacrée au texte de Philip-Emmanuel Aubry, intitulé : Elitism and novelty in Schumpeter’s evolutionary vision.
    Pour obtenir le texte à lire et le lien zoom, vous êtes invité-es à contacter l’un-e ou l’autre des organisateur-rices.

    Lire la suite

  • Afin de souligner la récente publication de Penser les violences sexuelles (La Découverte, 2025), vous êtes convié.es à une discussion publique entre la philosophe et documentariste Marie Chartron (autrice de Penser les violences sexuelles) et la journaliste Maude Petel-Légaré (réalisatrice du balado Les enfants nés du viol) à la librairie n’était-ce pas l’été le vendredi 13 mars 2026, de 18h00 à 20h00, au 6792 boulevard Saint-Laurent, Montréal, Québec.

    Phénomène transversal à l’ensemble des milieux sociaux, les violences sexuelles sont revenues à l’avant plan des débats politiques et médiatiques au cours des dernières années à la faveur de différentes mobilisations féministes (Agression non dénoncée en 2014, Me Too en 2017, Dis son nom en 2020, etc.) et de certains procès particulièrement médiatisés (affaire Gomeshi, affaire Rozon, affaire Hockey Canada, etc.). Pourtant, ces débats occultent bien souvent les enjeux les plus profonds : loin d’être des actes isolés, ces violences participent d’une structure sociale plus large. Alors comment les penser? Et comment lutter contre elles?

    Animée par Cécile Gagnon (autrice de Existantes. Pour une philosophie féministe incarnée), cette discussion sera l’occasion pour l’autrice de présenter son livre et d’échanger sur les manières d’aborder les violences sexuelles dans une perspective documentaire et militante.

    La discussion publique fera suite à la journée d’étude « Penser les violences sexuelles comme injustice structurelle » qui aura lieu à l’Université de Montréal le jeudi 12 mars. Pour plus d’informations sur la journée d’étude, c’est ici.

    Cette discussion est organisée en partenariat avec le Centre de recherche en éthique (CRÉ) et a bénéficié du financement du Département de philosophie de l’Université de Montréal, de la Société québécoise de philosophie (SPQ), du Groupe de recherche interdisciplinaire en philosophie politique (GRIPP), du Réseau québécois en études féministes (RéQEF), du Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités (CIRCEM) et du Réseau perspectives féministes (RPF).

    *N.B. Une médiatrice sera présente sur place pour toute la durée de l’évènement.

    Lire la suite

  • Le Centre de recherche en droit public (CRDP) vous convie à la 6e édition de La Nuit de la justice consacrée au thème « L’éthique et le droit, une combinaison gagnante pour la justice ». L’activité est organisée en collaboration avec le Centre de recherche en éthique, l’Institut d’éthique appliquée de l’Université Laval (IDÉA) et le Cégep du Vieux-Montréal.

    Deux membres du CRÉ participeront à l’événement de l’année prochaine, à savoir Emmanuelle Marceau, chercheuse affiliée au thème phare de l’éthique de l’IA du CRÉ, et Valentina de Maak, étudiante du CRÉ travaillant sous la supervision de Charles Dupras (Université de Montréal).

    L’événement aura lieu le 12 mars 2026, de 18h00 à 21h00, dans la salle A4.82a du Cégep du Vieux-Montréal, 255 rue Ontario E., Montréal, Québec. La conférence sera suivie d’une joute oratoire étudiante (avec des prix).

    Pour plus d’informations et pour s’inscrire à l’événement, c’est ici.

    Lire la suite

  • Comment penser les violences sexuelles dans leur pluralité et leur complexité? Plus encore, comment les penser dans une perspective philosophique lorsque les concepts dont dispose cette discipline peinent à rendre compte de la spécificité et de la prévalence de ces violences au sein des sociétés contemporaines? Si les recherches et les travaux relatifs aux violences sexuelles sont nombreux dans les différentes disciplines des sciences humaines et sociales (anthropologie, sociologie, travail social, psychotraumatologie, sexologie, etc.) et si la philosophie féministe s’efforce depuis les années 1960 d’en faire un objet d’enquête et de réflexion philosophique légitime, force est de constater que la philosophie tend encore aujourd’hui à faire l’impasse sur ce qui est propre à ces violences, lorsqu’elle ne se content pas d’en éluder l’existence.

    À l’occasion de la récente publication de Penser les violences sexuelles (La Découverte, 2025) de la philosophe et documentariste Marie Chartron, cette journée d’étude se veut donc l’occasion de combler ce vide en réfléchissant à la question des violences sexuelles, à ce qu’elles sont et aux manières de lutter contre elles. Réunissant des chercheuses de différentes disciplines en sciences humaines et sociales (philosophie, sciences politiques, sociologie, travail social, sciences infirmières) et des intervenantes du milieu communautaire, cette journée d’étude entend ainsi mettre en lumière la pluralité et la complexité de ces violences en tant que phénomène social et politique, et déterminer les réponses éthiques et politiques qui peuvent y être apportées. Elle entend par le fait même contribuer à nourrir la réflexion philosophique à leur propos depuis d’autres disciplines et d’autres pratiques.

    La journée d’étude se tiendra le jeudi 12 mars 2026, de 9h00 à 18h00, au pavillon Lionel-Groulx de l’Université de Montréal. L’inscription est requise via le lien suivant.

    La journée d’étude sera suivi d’une discussion publique à la librairie n’était-ce pas l’été le vendredi 13 mars 2026. Pour plus d’informations sur la discussion publique, c’est ici.

    Programmation :

    • 8h30 – 9h00 : Accueil des participant-es
    • 9h00 – 10h00 : Conférence d’ouverture de Marie Chartron
    • 10h15 – 12h30 : Discussion autour de Penser les violences sexuelles, avec Pascale Devette (Université de Montréal), Erika Olivaux Marmignon (Université Laval) et Mickaëlle Provost (UC Louvain Saint-Louis Bruxelles)
    • 12h30 – 13h30 : Dîner
    • 13h30-15h30 : (Re)conceptualiser les violences sexuelles, avec des présentations de Sandrine Ricci (UQAM) – « La culture du viol pour penser la violence sexuelle comme fait social » ; Marie-Hélène Desmeules (Université de Sherbrooke) – « La définition juridique de l’agression sexuelle comme injustice structurelle » ; Audrey Rochon (Université de Montréal) – « Mémoires émotionnelles et généalogies du corps-témoin » ; et Julie Quynh Nhi Tran (Université de Montréal) – « Au croisement des dominations systémiques : reconfigurer le regard sur les violences sexuelles vécues par les communautés racisées »
    • 15h45 – 17h45 : Réponses éthiques et politiques aux violences sexuelles, avec des présentations d’Éléonore Paré (Université d’Ottawa et Université d’Amiens) – « Gestes et langages infrapolitiques à partir de l’expérience de la violence sexuelle traumatique » ; Mona Gérardin-Laverge (Université de Lausanne)– « “Mon corps c’est mon corps » : de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle en milieu scolaire aux ateliers d’autodéfense pour les mineur·e·s, penser la lutte contre les violences sexuelles à l’intersection du genre et de l’âge » ; Tania Turnbull (Université de Montréal) – « Repenser le soin : une perspective infirmière sur les violences sexuelles » ; et Noah Benoît, Noä Anckaert, GG (Collectif consenti) – « Regards pratiques sur l’intersectionnalité et son application terrain dans un CALACS »

    Cette discussion est organisée en partenariat avec le Centre de recherche en éthique (CRÉ) et a bénéficié du financement du Département de philosophie de l’Université de Montréal, de la Société québécoise de philosophie (SPQ), du Groupe de recherche interdisciplinaire en philosophie politique (GRIPP), du Réseau québécois en études féministes (RéQEF), du Centre interdisciplinaire de recherche sur la citoyenneté et les minorités (CIRCEM) et du Réseau perspectives féministes (RPF).

    *N.B. Des médiatrices seront présentes sur place pour toute la durée de l’évènement.

    Lire la suite

  • Contemporary Feminist Movements Across Geographies – Insights From Argentina, Iran, India, Turkey, and Canada

    Cet atelier rassemble des universitaires et des militantes féministes d’Argentine, d’Iran, d’Inde, de Turquie et du Québec afin d’explorer les paysages contemporains de la politique féministe et les résonances qui émergent dans des contextes géopolitiques distincts. À travers un dialogue comparatif, l’atelier vise à mettre en lumière la manière dont les mouvements féministes articulent leur programme, leurs revendications et naviguent entre les contraintes politiques de l’époque contemporaine.

    Intervenantes :

    • Florencia Abbate (mouvements féministes en Argentine, CONICET – Université de Buenos Aires)
    • Dolores Chew (mouvements féministes en Inde, Institut Simone de Beauvoir, Université Concordia et History and Humanities, Marianopolis College)
    • Geneviève Pagé (mouvements féministes au Québec, UQAM)
    • Niloofar Golkar (mouvements féministes en Iran, postdoctorante, Centre de justice sociale, Université Concordia)
    • Bermal Küçük (Mouvements féministes en Turquie, postdoctorante, Centre de justice sociale, Université Concordia)

    Les présentations seront suivies d’un commentaire de Bengi Akbulut (professeure agrégée, Géographie, urbanisme et environnement, Université Concordia et directrice du Centre de justice sociale).

    Organisé par Bermal Küçük, chercheuse postdoctorale, Centre de justice sociale, Université Concordia.

    Cet événement sera proposé en format hybride sur Zoom. L’inscription est gratuite et accessible via le lien suivant. Veuillez indiquer dans le formulaire d’inscription si vous prévoyez de participer à l’événement en personne ou en ligne.

    Pour celles et ceux qui se joignent à nous en personne, des collations et un déjeuner végétalien seront fournis. Veuillez nous informer si vous avez des restrictions alimentaires.

    Pour toutes les informations, c’est ici.

    Organisé par le Centre SHIFT pour la justice sociale de l’Université Concordia, avec l’appui financier du Centre de recherche en éthique, du Centre SHIFT et de l’Institut Simone de Beauvoir

    Lire la suite

  • Mattéo Stienlet (ULaval – Paris 1) @ Salle 309, CRÉ, mode hybride

    12 h 00 – 13 h 30

    Mattéo Stienlet, étudiant au doctorat en cotutelle entre l’Université Laval et Paris 1, offrira une présentation intitulée « Égalité devant le suffrage, pouvoir électoral et envie ».

    Animation : Juliette Roussin.

    Résumé 

    L’égalité devant le suffrage est en général invoquée pour s’opposer à deux pratiques jugées antidémocratiques : le vote plural, qui consiste à pondérer différemment les voix des citoyen·nes, et les inégalités de représentation résultant de l’usage de circonscriptions électorales de tailles très inégales. Il est en revanche plus difficile de donner une définition positive, susceptible d’identifier précisément la ressource qui doit être distribuée également de façon à ce que l’égalité devant le suffrage soit accomplie. Daniel Wodak a démontré dans un article récent intitulé « One Person, One Vote » (2025) que les solutions proposées par les philosophes égalitaristes échouaient en ne parvenant pas à fonder normativement le rejet de toute forme de vote plural et d’inégalités de représentation importantes, notamment lorsque ces deux pratiques adviennent aléatoirement. Cette présentation propose de concevoir l’égalité devant le suffrage comme une norme de répartition équitable du pouvoir qui impose que le découpage électoral et la pondération des voix soient tels qu’aucun·e électeur·ice n’envie les ressources que les institutions démocratiques accordent à autrui. Après avoir présenté le détail de cette conception, je défends qu’elle peut être justifiée à partir de prémisses égalitaristes et permet d’expliquer à la fois pourquoi le vote plural est inconditionnellement antidémocratique et sous quelles conditions certaines inégalités de représentation sont admissibles.

    Notice biographique

    Mattéo est doctorant en philosophie politique, en cotutelle de thèse entre l’Université Laval et l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne sous la direction de Juliette Roussin et de Magali Bessone. Sa thèse s’intéresse au lien entre égalité politique et représentation au sein des démocraties contemporaines en étudiant les questions normatives soulevées par la délimitation des circonscriptions électorales.

    Titulaire d’un master de philosophie politique effectué à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il a travaillé précédemment sur les justifications épistémiques de la démocratie. Ses principaux centres d’intérêt sont les théories contemporaines de l’égalitarisme politique et de la démocratie et le lien entre philosophie politique et sciences sociales. matteo.stienlet.1@ulaval.ca

    Mode hybride

    Pour y participer par Zoom, c’est ici (ID de réunion: 851 2545 8884;
    Code secret: 9Me2EW).

    Lire la suite

  • Nous avons le plaisir de vous inviter au groupe de lecture en philosophie économique, qui se tiendra en format hybride (Zoom) lundi le 2 mars 2026 de 12h00 à 13h30 (heure de Montréal). La rencontre se déroulera en salle 2.880 (espace z), 2e étage à HEC, 3000 Côte Ste-Catherine (dans les locaux de l’Institut international des coopératives Alphonse-et-Dorimène-Desjardins au fond du couloir à côté de la bibliothèque).

    Pour cette session, nous aborderons le texte de Anna Bartsch intitulé « Where Is My Cut? Justifying Resale Rights », paru en 2025 dans la Journal of Applied Philosophy. Vous pouvez accéder à l’article par le lien suivant.

    Pour participer via Zoom, c’est ici.

    Organisé par Morgane Delorme, Gabriel Monette et Nicolas Pinsonneault.

    Lire la suite

  • Vous êtes cordialement invité.es à la première conférence du Cycle de conférences sur le travail invisible organisée par la Chaire Ésope, en collaboration avec le Centre de Recherche en Éthique. Pour cette première conférence, nous avons le plaisir de recevoir Mirjam Müller (Université de Glasgow) avec une présentation intitulée « (Un)free Care: A Normative Account of the Care Crisis ». La conférence aura lieu en anglais.

    L’événement se déroulera le 26 février à 16h30 au local C-2059 au pavillon Lionel Groulx à l’Université de Montréal (3150 Rue Jean-Brillant, Montréal, QC H3T 1N8). Veuillez-vous inscrire via le lien suivant

    Le Cycle de conférences sur le travail invisible est une initiative de Denise Celentano (Université de Montréal), titulaire de la Chaire Ésope, en collaboration avec le Centre de Recherche en Éthique.

    Pour plus d’informations, contactez Denise Celentano à l’adresse suivante : denise.celentano@umontreal.ca.

    Informations générales sur le Cycle de conférences sur le travail invisible : Par « travail invisible » nous entendons l’ensemble des formes de travail qui échappent au modèle traditionnel de l’emploi salarié et qui ne sont pas reconnues, dans un sens monétaire et/ou symbolique, au point que même leur nature de « travail » est souvent contestée. Le travail invisible se déroule derrière les coulisses du travail plus reconnu et valorisé. Vue sa nature « limite » par rapport à nos catégories établies, il sert de prisme pour l’approfondissement de plusieurs enjeux, de la reconnaissance aux dynamiques de ségrégation sociale à la remise en question des suppositions normatives derrière ce qui est censé compter comme « travail ». La notion de travail invisible promet de jeter de la lumière, pour ainsi dire, sur l’ombre des mécanismes de valorisation de la coopération sociale. Ce cycle de conférences ouvertes au public explore le sujet d’une perspective à la fois philosophique et interdisciplinaire.

    Lire la suite