Calendrier

Avr
27
lun
2026
(Décom)poser les limites : dialogues et enjeux actuels @ Salle 223, Université de Montréal, mode hybride
Avr 27 @ 8:45 – 17:00

Rejoignez-nous pour le grand Colloque 2025-2026 des boursier·ère·s du CRÉ ! Cette année, le colloque s’articulera autour de trois sessions et tables rondes : la première session portera sur le thème des limites sociales et de la normativité ; la deuxième abordera la nature des limites politiques, économiques et écologiques ; et la troisième explorera les limites et la mortalité. Vous trouverez ci-dessous les résumés de chaque présentation et session.

Pour y participer via zoom, c’est ici (ID de réunion: 704 532 7051; Code secret: 9Me2EW).

Programmation :

  • 8h45 – 9h00 : Café et collations de bienvenue
  • 9h00 – 9h15 : Mot d’ouverture, Ryoa Chung (UdeM), co-directrice du CRÉ

Première séance – axe sur les normativités sociales – présidée par Alex Stankovich (UdeS), « Les limites à la reconnaissance des savoirs expérientiels : une discussion croisée entre les milieux académique et pratique »

  • 9h15 – 11h00 : Présentations de Reem Alameddine (Clinique Mauve, UdeM, UQÀM), « Habiter l’entre-deux : produire du savoir depuis une position située » ; Aude Bandini (UdeM), « Savoirs expérientiels et extractivisme épistémique » ; Amandine Catala (UQÀM), « Savoirs expérientiels et justice épistémique dans le contexte de la neurodiversité » ; et Fernanda Pérez-Gay Juárez (McGill; Neurophilosophy Lab), « Des vécus pluriels aux savoirs reconnus : patient·es, clinicien·nes et chercheur·es en circulation »
  • 11h00 – 11h15 : Pause

Seconde séance – axe sur la nature des limites politiques, économiques et écologiques – présidée par Olivier Boucher (UdeM) et Nohémie Bokuma (Concordia), « Les limites économiques et politiques : réflexions sur la gestion collective des limites »

  • 11h15 – 12h30 : Présentations de Denise Celentano (UdeM), « Les limites du travail » ; et Michaël Lemelin (UdeM), « L’argument démocratique en faveur du limitarisme à l’épreuve de la stagnation économique »
  • 12h30 – 13h30 : Dîner

Troisième séance – axe sur les limites et la mortalité – présidée par Olivier Boucher (UdeM), « Les limites et la mortalité : trois voies/voix de réflexion sur l’expérience de la finitude »

  • 13h30 – 15h00 : Présentations de Louise La Fontaine (AQSP, UdeS) ; France Lacharité (UdeS) ; et Vincent Rochelle (ULaval)
  • 15h00 – 15h15 : Pause
  • 15h15 – 16h45 : Conférence plénière – présidée par Alex Stankovich (UdeS) ; Sophie Djigo (Laboratoire STL, Lille ; Institut Convergences Migrations), « Frontières et limites : Déjouer le blanchiment / résister en solidarité »
  • 16h45 -17h00 : Mot de clôture

Première séance : « Les limites à la reconnaissance des savoirs expérientiels : une discussion croisée entre le milieu académique et les milieux de pratique »

Participant·e·s : Reem Alameddine (Clinique Mauve, Université de Montréal, Université du Québec à Montréal), Aude Bandini (Université de Montréal), Amandine Catala (Université du Québec à Montréal) et Fernanda Pérez Gay Juárez (PGY-2, psychiatrie, McGill University; Neurophilosophy Lab).

Description de la table ronde

L’université comme institution, avec sa vocation pédagogique non-négligeable, entretient un rôle sociétal fort. Ayant centralement des buts épistémiques (ex. : création/conservation/révision des savoirs), elle a une implication, à degré variable, sur ce que nous considérons comme un savoir dit « valide » ‒ qui possède (ou non) une expertise, quoi devrait être étudié ‒ et assure la transmission de ces connaissances au public. Ce pouvoir lui génère donc aussi des responsabilités épistémiques.

Sachant que toutes les voix ne sont pas audibles et que toutes les expériences ne sont pas visibles, pour l’axe Normativités sociales du colloque annuel des boursier·ère·s du CRÉ, nous avons décidé de saisir l’occasion de mettre en dialogue des intervenant·e·s des milieux universitaires, pratiques et aussi ceux·celles qui se trouvent entre les deux. Bien que notre table ronde n’ait pas la prétention d’entamer un changement systémique ou institutionnel, nous croyons qu’une réflexion fertile pourrait éclore sur la pertinence des savoirs situés et de la (ou des) (in)justice(s) épistémique(s), afin de repenser les pratiques hégémoniques de production des connaissances.

Reem Alameddine (Clinique Mauve, Université de Montréal, Université du Québec à Montréal)

« Habiter l’entre-deux : produire du savoir depuis une position située »

Résumé

Cette présentation propose une réflexion située sur les limites à la reconnaissance des savoirs expérientiels, à partir d’un double ancrage en recherche doctorale et en pratique clinique à la Clinique Mauve. En mobilisant une posture d’ethnographie féministe, elle met en lumière les tensions liées à la position de chercheuse à la fois « insider » et « outsider », ainsi que les enjeux éthiques et épistémiques associés à la production, à la traduction et à la représentation des savoirs issus des personnes musulmanes LGBTQI+.

À partir d’exemples concrets, notamment en contexte de pratiques transaffirmatives et intersectionnelles, la présentation interroge les conditions de légitimité des savoirs expérientiels dans les milieux académiques et institutionnels, et souligne les dynamiques de pouvoir qui continuent de structurer leur reconnaissance. Elle propose enfin des pistes de réflexion visant à repenser les rapports entre savoirs académiques, communautaires et expérientiels, dans une perspective de justice épistémique et de transformation des pratiques.

Aude Bandini (Université de Montréal)

« Savoirs expérientiels et extractivisme épistémique »

Résumé

À première vue, la notion de « savoir expérientiel » constitue un outil prometteur que l’on gagnerait à intégrer à l’appareillage théorique de l’épistémologie sociale. Dans cette présentation, je défendrais cependant la thèse selon laquelle après réflexion, ce concept n’a pas la robustesse nécessaire pour ce faire, en raison des tensions internes qui en rendent la définition nécessairement confuse, et le rendent particulièrement susceptible de faire l’objet de diverses instrumentalisations et de pratiques extractivistes dommageables pour les personnes concernées.

Amandine Catala (Université du Québec à Montréal)

« Savoirs expérientiels et justice épistémique dans le contexte de la neurodiversité »

Résumé

Cette présentation souligne l’importance des savoirs expérientiels et des perspectives à la première personne des personnes autistes pour cultiver une plus grande justice épistémique. Je commence par un bref survol de ma théorie pluraliste de l’agentivité et de l’injustice épistémiques, qui inclut non seulement les savoirs propositionnels mais aussi pratiques, tacites, incarnés et affectifs. Je montre ensuite en quoi cette théorie pluraliste peut s’appliquer dans le contexte de la neurodiversité et de l’autisme.

Fernanda Pérez Gay Juárez (PGY-2, psychiatrie, McGill University; Neurophilosophy Lab)

« Des vécus pluriels aux savoirs reconnus : patient·es, clinicien·nes et chercheur·es en circulation »

Résumé

Cette intervention examine comment les savoirs expérientiels en santé mentale, ancrés dans le vécu des patient·es et la pratique des clinicien·nes, s’articulent avec les savoirs produits en recherche. Elle met en lumière les tensions éthiques liées aux hiérarchies entre formes d’expérience et à leur reconnaissance académique.

Seconde séance :« Les limites économiques et politiques : réflexions sur la gestion collective des limites »

Participant·e·s : Olivier Boucher (Université de Montréal), Denise Celentano (Université de Montréal) et Michaël Lemelin (Université de Montréal).

Description de la table ronde

Alors que les inégalités ne font que s’aggraver à travers le monde, en 2026, nous constatons qu’il a fallu moins de 9 heures pour que les 100 patrons d’entreprises les mieux payées au Canada « empochent l’équivalent du salaire annuel moyen des travailleurs ». Ainsi, de ce même constat où les élites, une minorité, accumulent une richesse écrasante et sans fin au détriment des plus pauvres, Professeure Ingrid Robeyns introduit le concept du limitarisme. En soulignant que l’extrême richesse affaiblit la démocratie, est incompatible avec le bien-être de tous et a des impacts considérables sur notre environnement, Robeyns met de l’avant une question importante pour nos invités, celle de la nécessité des limites par rapport à l’économie et la politique. Ainsi, cette discussion cherche à introduire des réflexions critiques sur le capitalisme et la précarité qu’il entraîne à tous les niveaux, en plus de la manière dont les limites peuvent servir d’outils afin de réimaginer le monde d’aujourd’hui.

Troisième séance : « Limites et mortalités : trois voies/voix de réflexion sur l’expérience de la finitude »

Participants.es : France Lacharité (Université de Sherbrooke), Louise La Fontaine (AQSP, Université de Sherbrooke) et Vincent Rochelle (Université Laval).

Description de la table ronde

Alors que nos sociétés sont de plus en plus confrontées aux frontières de la vie humaine, les limites de nos existences et de notre rapport à la mort sont ici mises en question. Dans ce contexte, la Dre Louise La Fontaine, Ph. D., (médecin à la retraite, spécialisé en soins palliatifs et présidente de l’Association québécoise de soins palliatifs, professeure associée au Centre d’études du religieux contemporain de l’Université de Sherbrooke), entamera une discussion avec France Lacharité (doctorante en études du religieux contemporain à l’Université de Sherbrooke et proche aidante) et Vincent Rochelle (doctorant en philosophie à l’Université Laval). En croisant des savoirs issus de la pratique clinique, de l’expérience vécue et de la réflexion philosophique, cette rencontre des différentes voies/voix permettra d’interroger les manières dont la finitude humaine est comprise, habitée et accompagnée. Elle ouvrira également un espace de réflexion sur les expériences subjectives et les horizons de sens qui émergent à l’approche de la mort. Les échanges mettront ainsi en dialogue les aspects pratique des expériences de la finitude vécues lors de l’accompagnement de personnes malades et de leurs proches en soins palliatifs, en lien avec des dimensions théoriques et conceptuelles.

— Conférence plénière —

Sophie Djigo (Laboratoire STL [Savoirs, Textes, Langage], Lille ; Institut Convergences Migrations)

« Frontières et limites : Déjouer le blanchiment / résister en solidarité »

Sophie Djigo est une philosophe engagée, professeure de philosophie en khâgne et directrice de recherche au Collège International de Philosophie, également chercheure affiliée au laboratoire STL (Savoirs, Textes, Langage) à Lille ainsi qu’à l’Institut Convergences Migrations. Spécialiste des questions migratoires, elle s’impose comme une philosophe de terrain en menant des enquêtes approfondies auprès des personnes en exil à Calais, Londres, Paris-La Chapelle, et Bruxelles. Ses recherches explorent la condition migrante, les politiques migratoires françaises et européennes, ainsi que les différentes formes de solidarité. Défenseure des droits, elle a fondé en 2018 le collectif citoyen Migraction59, dédié à l’accueil et au soutien des personnes migrantes. Plus récemment, ses travaux se sont concentrés sur les liens entre les questions migratoires et la politisation des quartiers populaires, soulignant l’urgence d’une réflexion critique sur les dynamiques sociales et politiques à l’œuvre dans ces contextes. Elle a notamment publié Les migrants de Calais (2016), Aux frontières de la démocratie (2019), Des philosophes sur le terrain (2022) et il y a quelques semaines: La solidarité n’est pas un crime (Textuel).

Résumé

La notion de limite se trouve au cœur de l’élaboration du régime de frontière. Or, le régime de frontière, en fabriquant des limites, en particulier ethno-nationales, ouvre la possibilité d’un régime d’action « sans limites » du point de vue pratique et moral, qui court-circuite toutes les règles de l’action et les lois. Ce régime déploie un processus de frontiérisation de la solidarité, qui l’enferme dans des limites ethno-nationales, au-delà desquelles « tout est permis ». Il fonctionne par un double geste d’affirmation-abolition: affirmation des lois et du droit à l’intérieur de l’espace national et au profit des citoyens/ abolition des droits à l’extérieur, notamment dans les espaces coloniaux ou marqués par la colonialité. Cela est rendu possible par un épaississement et une démultiplication de la frontière, y compris à l’intérieur de l’espace national, en fabriquant des catégories hors-la-loi et privées de droit. Historiquement, l’impérialisme colonial repose sur l’accumulation primitive des richesses, qui constitue justement l’objet d’un effacement, ou plutôt, d’un processus de blanchiment: les violences de la spoliation coloniale sont légalisées, normalisées, invisibilisées par les États de droit qui peuvent ensuite assurer le règne de la stabilité et d’une relative abondance au sein de leur territoire, tout en niant son coût à l’extérieur. Pire, pour perpétuer l’accumulation, les États de droit occidentaux continuent à piller dans d’autres territoires, en toute impunité. Ce qui est obtenu illégalement d’un côté de la limite est transformé en propriété légitime de l’autre. C’est le blanchiment — avec toute la connotation raciale qu’il implique aussi. Ce processus de blanchiment contraste avec la criminalisation de ceux que l’on appelle les « passeurs ». Il y a alors deux formes de transgression des limites, l’une, qui est blanchie et légitimée malgré sa violence, l’autre, qui est criminalisée et condamnée alors qu’elle repose sur le droit fondamental de libre circulation et la quête d’asile. Un double processus opère d’une part, à travers la légitimation de pratiques transgressives et immorales et d’autre part, avec la disqualification des acteurs qui tentent de contourner, transgresser, subvertir le régime de frontières et de revenir à une limite commune — celle des mêmes droits pour tous. Dans un monde où la solidarité se retrouve frontiérisée par des clôtures (sociales, nationales, ethno-nationales), transgresser les frontières de la solidarité permet de remettre une limite à l’exercice de la violence coloniale.

Organisé par Olivier Boucher (Université de Montréal), Nohémie Bokuma (Université Concordia), Melissa Hernández-Parra (Université de Montréal), France Lacharité (Université de Sherbrooke), Vincent Rochelle (Université Laval) et Alex Stankovich (Université de Sherbrooke).

Graphisme de l’affiche : Déborah Léa Girard Iduma.

Avr
28
mar
2026
Charles Côté-Bouchard (Collège Montmorency) @ Salle 309, CRÉ, mode hybride
Avr 28 @ 12:30 – 14:00
Charles Côté-Bouchard (Collège Montmorency) @ Salle 309, CRÉ, mode hybride

Le CRÉ est heureux de recevoir Charles Côté-Bouchard (Collège Montmorency), qui nous offrira une présentation intitulée « Le brain rot et son importance: un examen sceptique ».

Résumé

L’objectif de cette présentation est de jeter un éclairage philosophique sur le concept et le phénomène du brain rot. Traduit par abrutissement numérique ou écervelage, ce terme est récemment entré dans l’usage courant. Il est rapidement devenu omniprésent dans les discussions concernant notre utilisation du Web. Il a d’ailleurs été élu mot de l’année 2024 par les éditeurs du Oxford English Dictionary, qui le définissent à peu près ainsi.

La supposée détérioration de l’état mental ou intellectuel d’une personne, en raison d’une surconsommation de contenu (surtout en ligne) trivial ou non stimulant intellectuellement.

Mais qu’est-ce que le brain rot exactement? De quel genre de détérioration mentale et intellectuelle parle-t-on? Le brain rot est-il nécessairement ou conceptuellement mauvais? A-t-on raison de craindre ce phénomène? Désigne-t-il vraiment quelque chose de nouveau et de distinctif? Après avoir différencié quelques-uns des principaux usages de cette expression, je défends une posture généralement sceptique par rapport à l’importance du brain rot et à l’utilité théorique de ce concept.

Pour y participer par zoom, cliquez ici (ID de réunion: 883 6649 5097; Code secret: 478352).

Avr
29
mer
2026
Colloque sur le thème de « La Confiance » @ Salle C-2059, Carrefour des arts et des sciences, Pavillon Lionel-Groulx, Université de Montréal, mode hybride
Avr 29 Jour entier
Colloque sur le thème de "La Confiance" @ Salle C-2059, Carrefour des arts et des sciences, Pavillon Lionel-Groulx, Université de Montréal, mode hybride

Le Centre de recherche en éthique (CRÉ) a le plaisir d’annoncer la tenue d’un atelier de travail consacré au thème de « La confiance », qui tiendra lieu de lancement de son tout nouveau thème phare.

Nul ne contestera l’importance de cette notion, qui traverse plusieurs axes de recherche et contextes d’analyse : confiance institutionnelle et défiance, rôle de la méfiance dans l’hésitation vaccinale, confiance dans la relation patient·e–médecin, entre autres. Cet atelier vise à rassembler des chercheur·ses du CRÉ travaillant sur ces enjeux dans l’objectif de les entendre sur leur travaux en cours, de partager des pistes de réflexion et de favoriser les échanges et les collaborations.

Pensé comme un espace de discussion ouvert et stimulant, l’événement accordera une place importante aux échanges, dans un format volontairement informel propice à l’exploration d’idées nouvelles.

Programmation :

  • 9h15 – 9h30 : Bienvenue & lancement du thème phare – Kristin Voigt (McGill)
  • 9h30 – 10h20 : Natalie Stoljar (McGill) et David Oh (McGill) : « What is Institutional Distrust? »
  • 10h30 – 11h20: Daniel Weinstock (McGill) : « Why (and when) to distrust »
  • 11h30 – 12h20 : Alexis Morin-Martel (McGill ): « Vicarious Distrust »
  • 12h30 – 13h30 : Dîner
  • 13h30 – 14h20 : Abraham Tobi (UdeM) : « Relational Trust-Building »
  • 14h30 – 15h20 : Aude Bandini (UdeM) : « Would you trust a stranger? The role of authenticity and relatability in online peer-support groups » (via Zoom)
  • 15h30 – 16h20 : Ian Gold (McGill) : « Institutional Trust, Vaccine Hesitancy, and Conspiracy Thinking During the COVID-19 Pandemic »
  • 16h30 – 17h20 : Kristin Voigt (McGill) : « Equality, distrust and public health policy: how (not) to ban menthol cigarettes »
  • 17h20 – 17h45 : Mots de clôture – David Oh (McGill), Natalie Stoljar (McGill), Kristin Voigt (McGill)

Tout le monde est le bienvenu. Merci de vous inscrire avant le 26 avril 2026 en cliquant sur le lien suivant.

Nous espérons vous y voir nombreuses et nombreux!

Pour y participer par zoom, cliquez ici (ID de réunion : 827 5605 4721; Code secret : 392745).

Avr
30
jeu
2026
Groupe de lecture en philosophie économique – édition spéciale @ Salle 2.880 (espace z), 2e étage, HEC
Avr 30 @ 10:00 – 11:00
Groupe de lecture en philosophie économique – édition spéciale @ Salle 2.880 (espace z), 2e étage, HEC

Vous êtes cordialement invité·es à une édition spéciale du groupe de lecture en philosophie de l’économie, qui se tiendra en format hybride (Zoom) jeudi le 30 avril 2026, de 10h00 à 11h00 (heure de Montréal). La rencontre se déroulera en salle 2.880 (espace z), 2e étage à HEC, 3000 Côte Ste-Catherine (dans les locaux de l’Institut international des coopératives Alphonse-et-Dorimène-Desjardins au fond du couloir à côté de la bibliothèque).

Cette session portera sur un chapitre du livre de Tyler DesRoches (Université Arizona State) intitulé : A New Theory of Consumer Well-Being. Tyler animera la conférence en présentiel, mais il sera également possible d’y assister à distance via Zoom utilisant le lien suivant.

Cette séance se déroulera en anglais. Veuillez noter que Tyler présentera également un autre article intitulé « Climate Nudging, Climate Catastrophe, and Cost-Benefit Analysis » de 12h00 à 13h30 dans la salle 309 du CRÉ.

Pour obtenir le texte, veuillez écrire aux organisateur.ices : Morgane Delorme (morgane.delorme1@umontreal.ca) ; Gabriel Monette (gabriel.monette@hec.ca) ; et Nicolas Pinsonneault (nicolas.pinsonneault@hec.ca).

Kory Schaff (Université California State, Los Angeles) @ En ligne.
Avr 30 @ 12:00 – 13:30
Kory Schaff (Université California State, Los Angeles) @ En ligne.

Kory P. Schaff (Université California State, Los Angeles) nous offrira une présentation intitulée « Free from Work? Dependence, Independence, and Automation » dans le cadre des activités du Réseau de philosophie du travail.

Les activités du Réseau de philosophie du travail sont ouvertes aux chercheur.es et aux étudiant.es diplômé.es ayant des intérêts de recherche dans ce domaine. Merci d’écrire aux organisateurs, Denise Celentano (denise.celentano@umontreal.ca) et Pablo Gilabert (pablo.gilabert@concordia.ca), pour recevoir le lien zoom.

Résumé

The automation of tasks accelerating in the labor market threatens a sizeable portion of workers with unemployment through no fault of their own. While technological unemployment in general is thought to be temporary, many economists are worried that the scope and depth of automation now taking place will leave many permanently unemployed. This threat raises the obvious question: what will they do for their own welfare including the satisfaction of needs and pursuit of life plans? Underlying this question is a conception of freedom that includes some form of self-sufficiency: that is, individuals are independent insofar as they can satisfy their own welfare. In this paper, I explore the arguments in support of this conception and evaluate whether they serve as the basis for a critique of automation. The philosophical question pursued here is, can one be “free” without work?

Tyler DesRoches (Université Arizona State) @ Salle 309, CRÉ, mode hybride
Avr 30 @ 12:00 – 13:30
Tyler DesRoches (Université Arizona State) @ Salle 309, CRÉ, mode hybride

Les membres de l’axe Éthique et économie du CRÉ sont heureuses et heureux d’accueillir Tyler DesRoches (Arizona State U.), qui nous présentera un article coécrit avec ses collègues Paul Bartha, Kian Mintz-Woo, Angela Rodriguez et Daniel Steel, intitulé « Climate Nudging, Climate Catastrophe and Cost Benefit Analysis ».

Animation: François Claveau (Université de Sherbrooke).

Pour y participer via Zoom, cliquez ici (ID de réunion: 815 3210 8882; Code secret: 9Me2EW).

Résumé

Les nudges verts (NV) sont des interventions comportementales de plus en plus populaires visant à atténuer les dommages d’origine environnementale, en particulier dans le contexte des changements climatiques. Parmi les exemples figurent l’inscription par défaut à des programmes d’énergie renouvelable et la rétroaction en temps réel sur la consommation d’énergie, conçues pour promouvoir des comportements durables en mobilisant des connaissances issues des sciences comportementales et des normes sociales (Thaler et Sunstein 2008; Allcott 2011).

La justification des NV repose traditionnellement sur l’analyse coûts-bénéfices (ACB), qui quantifie l’ensemble des coûts et des bénéfices, en tenant compte des probabilités, afin de maximiser l’utilité espérée (Sunstein et Reisch 2013; DesRoches et al. 2023). Cependant, l’application de l’ACB se heurte à des difficultés importantes lorsque les NV impliquent des issues potentiellement catastrophiques associées aux changements climatiques et au nudging climatique. Celles-ci incluent la violation de droits humains fondamentaux, un possible effondrement de la civilisation, ainsi que des préoccupations éthiques relatives à l’autonomie et au paternalisme (Caney 2010; Steel et al. 2022; Berlin 1969).

Cet article soutient que la distinction qualitative entre issues catastrophiques et non catastrophiques pose un défi à l’ACB traditionnelle. Si l’ACB est efficace pour évaluer des coûts et des bénéfices ordinaires, elle peine à intégrer les issues prétendument catastrophiques liées aux changements climatiques et au nudging climatique. Pour relever ce défi, cet article examine le principe de précaution lexical (PPL) comme cadre décisionnel plausible pour le nudging climatique. Contrairement à la règle de décision de l’ACB — maximiser l’utilité espérée —, le PPL maximise l’utilité lexicale, donnant ainsi la priorité à l’évitement des issues catastrophiques (Bartha et DesRoches 2021; Steel et Bartha 2022).

Cet article apporte deux contributions originales à deux littératures distinctes, l’une négative et l’autre positive. La première concerne la littérature sur la permissibilité éthique des nudges verts. Notre thèse est que la conception reçue de la justification des NV devrait être amendée dans le cas particulier du nudging climatique, lorsque des issues catastrophiques sont en jeu. Si le nudging climatique comporte la perspective d’issues catastrophiques et si l’ACB ne peut traiter la distinction entre issues non catastrophiques et catastrophiques, alors un cadre décisionnel capable d’intégrer de telles issues devrait faire l’objet d’un examen attentif. Deuxièmement, notre article montre comment le PPL peut s’appliquer au nudging climatique, ce qui constitue une contribution à la littérature théorique sur le principe de précaution. Nous soutenons que le PPL offre un avantage notable sur l’ACB, en ce qu’il permet d’intégrer la distinction qualitative entre issues catastrophiques et non catastrophiques, y compris lorsque les décideurs publics sont en désaccord ou anticipent plusieurs catastrophes.

Bibliographie

Allcott, H. 2011. Social norms and energy conservation. Journal of Public Economics, 95(9-10), 1082-1095.

Bartha, Paul and C. Tyler DesRoches. 2021. “Modeling the Precautionary Principle with Lexical Utilities.”Synthese 199, 8701–8740.

Berlin, Isaiah. 1969. “Two Concepts of Liberty.” In Four Essays on Liberty, 118–172. Oxford: Oxford University Press.

Caney, Simon. 2010. “Climate Change, Human Rights, and Moral Thresholds,” Climate Ethics: Essential Readings. New York: Oxford Academic.

DesRoches, C. Tyler, Daniel Fischer, Julia Silver, Philip Arthur, Rebecca Livernois, Timara Crichlow, Gil Hersch, Michiru Nagatsu and Joshua K. Abbott. 2023. “When is Green Nudging Ethically Permissible?”Current Opinion in Environmental Sustainability 60C.101236.

Steel, Daniel, C. Tyler DesRoches and Kian Mintz-Woo. 2022. “Climate Change and the Threat to Civilization.” Proceedings of the National Academy of the Sciences of the United States of America 119 (42) e2210525119.

Steel, Daniel, and Paul Bartha. 2022. “Trade-offs and the Precautionary Principle: A Lexicographic Utility Approach.” Risk Analysis. 43 (2): 260-268.

Sunstein, Cass R. and Lucia A. Reisch. “Green by Default.” Kyklos 66 (3): 398-402.

Thaler, R. H., and Sunstein, C. R. 2008. Nudge: Improving Decisions about Health, Wealth, and Happiness. Yale University Press.

 

 

 

 

 

Mai
5
mar
2026
Chrisoula Andreou (U. of Utah) @ Salle 309, CRÉ, mode hybride
Mai 5 @ 12:00 – 13:30
Chrisoula Andreou (U. of Utah) @ Salle 309, CRÉ, mode hybride

Le CRÉ accueille Chrisoula Andreou (U. of Utah), qui nous offrira une présentation intitulée « Benevolence, Free-Riding, and Efficacy”.

Pour y participer par Zoom, c’est ici (ID de réunion: 704 532 7051; Code secret: 9Me2EW).

 

Crédit: La Cigale et la Fourmi, par Milo Winter (1919).

Mai
6
mer
2026
La philosophie politique pour un monde meilleur @ Université Laval
Mai 6 – Mai 8 Jour entier
La philosophie politique pour un monde meilleur @ Université Laval

Colloque bilingue organisée conjointement par le Département de science politique de l’Université Laval, la Chaire sur la démocratique et l’éthique publique (Université Laval) et le Centre de Recherche en Éthique (CRÉ).

Les conférences plénières seront offertes par Jonathan Wolff (Oxford) et Daniel Weinstock (McGill).

Résumé

Le colloque vise à réfléchir à la manière dont la philosophie politique peut être mobilisée pour faire face aux défis majeurs auxquels nous faisons face en tant que société – tels que la crise climatique, la montée du populisme, l’érosion des normes démocratiques ou la radicalisation. Dans ce contexte de polycrises, un besoin se fait sentir d’ouvrir un espace pour la réflexion, et ce en traitant directement des problèmes les plus pressants. D’où un appel à la philosophie politique, qui est par nature une discipline normative : elle a pour objectif de nous fournir des normes et des directives pour nous aider à cheminer vers une société plus juste. Or, il n’est pas suffisant que d’avoir de bonnes idées et politiques, mais il nous faut des idées et politiques qui seront soutenues par la population. Il est alors à noter qu’il existe une connexion entre la justice distributive et l’acceptabilité sociale, dans le sens où des preuves empiriques existent soutenant la notion que des distributions justes jouissent d’un plus grand soutien populaire. Ainsi, cette discipline a tout à gagner de traiter directement des grands défis du monde contemporain et de le faire de sorte à sortir les savoirs des murs universitaires.

L’événement réunira donc des chercheuses et chercheurs de calibre international pour réfléchir et formuler des recommandations pour aider à relever ces grands défis, en particulier les changements climatiques, la montée du populisme, la désinformation, ainsi que l’érosion des normes démocratiques et de l’État de droit. Les présentations ne seront donc pas uniquement destinées au monde académique, mais bien destinées à la société plus largement. Les présentatrices et présentateurs sont alors encouragé(e)s à formuler des recommandations claires, peu importe au stade de développement du problème auxquels ils réfléchissent. Les chercheurs et chercheuses sont invité(e)s à illuminer des décisions publiques concrètes qui ont été prises ou seront prises à partir d’exemples tangibles (politiques publiques, projets de loi, données probantes) et ainsi montrer à la fois comment la philosophie politique est indispensable pour éclairer ces enjeux et comment elle nous aide à cheminer vers des solutions qui peuvent être largement soutenues par la population.

Programmation : 

Mercredi 6 mai 2026

  • 12:00 PM – 1:00PM – DKN-Hall Welcome table Our team will be ready to assist with your registration, provide conference materials, and answer any queries. Snacks and coffee will be offered
  • 1:00 PM – 2:30 PM- DKN-1157 Student Panel 1 Ester Palm (UdeM) Molly Dea Stephenson (McGill) Sasha Emanuel Mossu (ULavaL) Chair : Alexandre Gajevic Sayegh (ULaval)
  • 2:30 PM – 3:00 PM- DKN-Hall Coffee Break Coffee and snacks will be served
  • 3:00 PM – 4:30 PM-DKN-1157 Student Panel 2 David Ho (McGill) Mélanie Guillemette (ULaval) Alexandre Petitclerc (UdeM) Chair: Sylvie Loriaux (ULaval)
  • 6:00 PM – 7:30 PM – Hôtel Le Concorde Walk – Les Plaines d’Abraham and Rue St Jean A pleasant walk in the Parc and the Citadel with stunning views of the city, and the Parliament, en route to the restaurant in vibrant neighbourhood St-Jean Baptiste.
  • 7:30 PM – 10:00 PM Dinner Dinner in lively St-Jean Baptiste neighbourhood at Le Hobbit, walking distance from the Hotel.

Jeudi 7 mai 2026

  • 9:45 AM – 10:15 AM – DKN-Hall Welcome and Coffee Coffee and pastries will be served.
  • 10:15AM – 10:30 AM – DKN-1157 Opening remarks Conference organizer Alexandre Gajevic Sayegh will set the tone with a brief overview of the conference’s themes and a warm welcome to all participants.
  • 10:30 AM – 12:00 PM – DKN-1157 Panel 1 Mauro Rossi (UdeM) – An Account of Structural Change Pierre-Yves Néron (ESPOL) – Vers une esthétique de l’égalité? Chair: François Blais (ULaval)
  • 12:00 PM – 1:00 PM – DKN-Atrium Lunch
  • 1:00 PM – 2:30 PM – DKN-1157 Panel 2 Patrick Turmel (ULaval) – Dépasser la taxe Zucman: impôt sur le capital et démocratie Vida Panitch (Carleton) – The Moral Limits of Markets and Non ideal Justice Chair: Jérôme Gosselin-Tapp (ULaval)
  • 2:30 PM – 3:00 PM – DKN-Hall Coffee Break
  • 3:00 PM – 4:30 PM – DKN-1157 Panel 3 Amy Janzwood (McGill) – Build Baby Build? Lessons from Mega Pipelines and Mega Resistance Alexandre Gajevic Sayegh (ULaval) – Climate Action in the Age of Populism Chair: Naïma Hamrouni (UQTR)
  • 4:30 PM – 5:00 PM – DKN-Hall Coffee Break Coffee and pastries will be served.
  • 5:00 PM – 6:00 PM – DKN-1157 Keynote Session – Jonathan Wolff – Posterity and the ‘Me’ Generation Chair: Alexandre Gajevic Sayegh (ULaval)
  • 6:15 PM – 9:00 PM – DKN-Atrium Conference Reception Drinks and a food buffet will be offered

Vendredi 8 mai 2026

  • 9:30 AM – 10:00 AM – DKN-Hall Welcome and coffee Coffee and pastries will be served.
  • 10:00 AM – 12:00 PM – DKN-1157 Panel 4 Friday May 8 Christian Nadeau (UdeM) – Mouvements sociaux et fragilisation de l’État de droit Jocelyn Maclure and Hugo Cossette-Lefebvre (McGill) – Freedom of Speech, Autonomy and Epistemic Dependence. Denise Celentano (UdeM) – Ghost Work: Conceptual and Normative Concerns Chair: Sylvie Loriaux (ULaval)
  • 12:00 PM – 1:00 PM – DKN-Atrium Lunch
  • 1:00 PM – 2:30 PM – DKN-1157 Panel 5 Natalie Stoljar and David Ho (McGill) – What is Institutional Distrust? Laura Silva (ULaval) – On People’s Passion: On Emotion and Populism Chair: Ryoa Chung (UdeM)
  • 2:30 PM – 3:00 PM – DKN-Hall Coffee Break
  • 3:00 PM – 4:30 PM – DKN-1157 Panel 6 Arash Abizadeh (McGill) – Popular Sovereignty vs Democracy: Or, How Rousseau Killed Democracy Andrée-Anne Cormier (UdeM) – Democratic Education Today: Political Philosophy, Civic Skills, and Higher Education Chair: Patrick Turmel (ULaval)
  • 4:30 PM – 5:00 PM – DKN-Hall Coffee Break Coffee and pastries will be served.
  • 5:00 PM – 6:00 PM – DKN-1157 Keynote Session – Daniel Weinstock (McGill) – The Challenge of Folk Political Philosophy Chair: Alexandre Gajevic Sayegh (ULaval)
  • 7:00 PM – 8 :00 PM – Hôtel Le Concorde Walk Old Town Gorgeous walk from Hotel Le Concorde through Quebec City’s famous old town. It’s all downhill from the Hotel to the Restaurant.
  • 8:00 PM – 10:30 PM – Restaurant Le Don Diner – Le Don Dinner at Le Don, eclectic vegan spot for food and cocktails in beautiful Basse Ville.

Avec la participation des chercheur-ses suivant-es :
Arash Abizadeh (McGill)
Denise Celentano (UdeM)
Andrée-Anne Cormier (ENAP)
Alexandre Gajevic Sayegh (ULaval)
Amy Janzwood (McGill)
Jocelyn Maclure (McGill)
Christian Nadeau (McGill)
Pierre-Yves Néron (Lille)
Vida Panitch (Carleton)
Mauro Rossi (UQAM)
Laura Silva (ULaval)
Natalie Stoljar (McGill)
Patrick Turmel (ULaval)

Comité organisateur : Alexandre Gajevic Sayegh (Professeur agrégé, Science Politique, ULaval) Ryoa Chung (Professeure titulaire, Philosophie, UdeM) Patrick Turmel (Professeur titulaire, Philosophie, ULaval) Alexandre Petitclerc (Doctorant, Philosophie, UdeM).

Merci aux contributeurs : 
Charie de recherche Démocratie et éthique publique
Centre de recherche en éthique (CRÉ)
Département de science politique, Université Laval
Faculté de philosophie, Université Laval
Institut d’éthique appliquée (IDÉA), Université Laval
Groupe de recherche interuniversitaire sur la normativité (GRIN)
Faculté des sciences sociales, Université Laval

Mai
12
mar
2026
Rencontre annuelle transatlantique de philosophie pratique 2025-2026 @ En ligne.
Mai 12 @ 15:00 – Mai 13 @ 18:30
Rencontre annuelle transatlantique de philosophie pratique 2025-2026 @ En ligne.

Vous êtes cordialement invité.es à la prochaine Rencontre annuelle transatlantique de philosophie pratique, prévue les 12 et 13 mai 2026.

La conférence, qui se tiendra en ligne, sera divisée en deux demi-journées (heure d’été d’Europe centrale, HAEC) :

Mardi 12 mai 2026

  • 15h00—15h05 : Mot d’ouverture 
  • 15h05—15h50 : Meredith Sheeks (Université de Caroline du Nord à Chapel Hill), « Artificial Intelligence and Epistemic Expertise »
  • 15h50—16h35 : Cécile Rosat (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), « The Feeling of Relational Responsibility and Narratives », présidé par Ryoa Chung (Université de Montréal)
  • Pause
  • 16h50—17h35 : Maëva Herriau (Université catholique de Louvain), « Basic Equality Between Adults and Children »
  • 17h35—18h20 : Cléo Salion-Girault (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), « Can the Practice of Medicalized Assistance in Dying be Conceptualized as ‘Care’? », présidé par Sarah Stroud (Université de Caroline du Nord à Chapel Hill)

Mercredi 13 mai 2026

  • 15h05—15h50 : Morgane Delorme (Université de Montréal), « From Financial Literacy to Financial Justice »
  • 15h50—16h35 : Caterina Donelli (Université catholique de Louvain), « Limiting Wealth to Address the Climate Crisis: A Green Case for Limitarianism », présidé par Magali Bessone (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
  • Pause
  • 16h50—17h35 : Tommy Johnson (Université de Caroline du Nord à Chapel Hill), « Owning and Giving: Virtue Ethics and the Moral Tragedy of Climate Displacement »
  • 17h35—18h20 : Will Gildea (GRÉEA, McGill), « Casal on Interspecies Justice without Over-demandingness », présidé par Samuel Dishaw (Université catholique de Louvain)

 

Mai
15
ven
2026
De choses à êtres sentients : 10 ans après la réforme du droit animalier @ Cinéma De Sève, suivi d’une réception dans le Lobby du Pavillon McConnell (la bibliothèque) de l’Université Concordia 
Mai 15 – Mai 16 Jour entier

Ce premier colloque de l’Observatoire québécois de droit animalier organisé en collaboration avec le Social Justice Centre de l’Université Concordia et le Centre de recherche en éthique (CRÉ), avec l’appui de l’Université de Sherbrooke et de la Chambre des notaires du Québec, propose de réfléchir au bilan des 10 ans suivant la réforme du droit animalier de 2015 qui, sur le plan juridique, a fait passer les animaux de choses à êtres sentients.

Pour vous inscrire à l’événement, c’est ici.

15 mai 2026 – Atelier intensif de recherches (sur invitation)

Atelier de recherches sur les animaux offrant un espace de réflexion et de discussion autour de recherches en chantier. L’Atelier vise les recherches touchant les animaux, que ce soit en droit, philosophie, histoire, sociologie, anthropologie, science politique, études culturelles, littérature, ou autres disciplines connexes.

Cet Atelier intensif est pensé comme un moment privilégié pour permettre aux chercheur·euses d’échanger de manière approfondie avec d’autres chercheur·euses sur une recherche en chantier ou un projet de publication, dans un cadre plus intime que celui du colloque principal, tout en favorisant la création de liens durables au sein de la communauté de recherche au sujet des animaux. Il permet aux participant·es de discuter de leurs projets de recherche en petit groupe et de recevoir des commentaires critiques constructifs, en vue de leur préparation à des communications, publications ou présentations de type « job talk ». L’objectif est d’aider les chercheur·euses à raffiner, enrichir et approfondir leurs idées.

Déroulement

La journée de l’Atelier permettra l’étude de quatre textes. Chaque texte fera l’objet d’une séance de discussion qui se déroulera comme suit. Un·e chercheur·euse présentera d’abord brièvement son texte en chantier. Celui-ci sera distribué aux participant·es avant la tenue de l’Atelier, ce qui leur permettra d’en faire la lecture attentive en amont. Un·e répondant·e offrira par la suite ses commentaires sur le texte. Les participant·es de l’Atelier pourront alors commenter, questionner et critiquer de manière constructive la recherche en chantier.

*L’atelier se déroulera cependant en français.

16 mai 2026 – Colloque ouvert au public

8:30 – 9:00 Accueil des participant·es
9:00 – 9:15 Mot d’ouverture
9:15 – 10:15  Regards croisés : réformer le droit animalier en France et au Québec

  • Sophie Gaillard (SPCA)
  • Romy Sutra (Université Toulouse Capitole)
10:15 – 12:15  Réformer les fondements du droit

12:15 – 13:30  Dîner
13:30 – 15:00  Réformer la pratique du droit

  • Marie-Claude St-Amant (Melançon Marceau Grenier Cohen)
  • Chloé Surprenant (BFGJ & Morasses Avocats)
  • Nicolas Morello (Communauté Droit animalier Québec – DAQ)
15:00 – 15:30  Pause
15:30 – 17:00  Les oubliés du droit animalier québécois

  • Stéphanie Roy (Université de Sherbrooke)
  • Gabrielle Perras St-Jean (INRS)
17:00 – 19:00  Réception avec bouchées véganes

Pour toute question : info@oqda.org