
Nous avons le plaisir de vous inviter au groupe de lecture en philosophie économique, qui se tiendra en format hybride (Zoom) lundi le 2 février 2026 de 12h00 à 13h30 (heure de Montréal). La rencontre se déroulera en salle 2.880 (espace z), 2e étage à HEC, 3000 Côte Ste-Catherine (dans les locaux de l’Institut international des coopératives Alphonse-et-Dorimène-Desjardins au fond du couloir à côté de la bibliothèque).
Pour cette session, nous aborderons le texte de Kristoffer Berg intitulé « Why Taxes Need Not Treat Equals Equally », paru en 2024 dans la Erasmus Journal for Philosophy and Economics. Vous pouvez accéder à l’article au lien suivant.
Pour participer via Zoom, c’est ici.
Organisé par Morgane Delorme, Gabriel Monette et Nicolas Pinsonneault.

Vous êtes invité-es à la première séance de l’édition 2025-2026 du Séminaire des boursier-es d’études supérieures du CRÉ.
À l’occasion de cette séance, Melissa Hernandez-Parra et Vincent Rochelle présenteront leurs travaux. Chaque présentation durera environ 20 minutes et serait immédiatement suivie d’une discussion d’environ 25 minutes.
L’objectif du Séminaire est d’offrir à nos boursier-es des conseils et des critiques constructives afin de les aider à renforcer leur projet de recherche. Il s’agit également de leur donner l’occasion de s’exercer à livrer une présentation selon un format comparable à celui des colloques universitaires. Nous espérons que vous serez nombreuses et nombreux à participer à cette activité, que nous souhaitons particulièrement formatrice!
Au programme :
Cette présentation s’inscrit dans un projet de recherche consacré à la variation des attributions de responsabilité morale et juridique et à ses implications normatives. Partant du constat que nos pratiques d’attribution de responsabilité varient de manière significative selon les contextes sociaux, culturels et institutionnels, le projet interroge l’idée selon laquelle il existerait des critères uniques et universels permettant de déterminer, de façon indépendante des pratiques, qui est responsable et dans quelles conditions.
Dans un premier temps, je présente l’argument relativiste fondé sur le désaccord authentique. Selon cet argument, la persistance de désaccords profonds et rationnellement persistants concernant les conditions de la responsabilité constitue une raison de douter d’un objectivisme normatif strict en matière de responsabilité. J’examine ensuite plusieurs objections classiques adressées à cette position, notamment le risque de scepticisme et la difficulté de rendre compte de la critique et du progrès moral.
Dans un second temps, je défends une réponse pluraliste à ces objections. Je soutiens que les attributions de responsabilité peuvent être objectivement justifiées à l’intérieur de cadres normatifs pluriels, structurés par des valeurs et des finalités distinctes. Ce pluralisme permet de reconnaître l’existence de désaccords authentiques tout en préservant une forme d’objectivité normative liée à la fonction de la responsabilité morale, ainsi que la possibilité de critique entre cadres. L’objectif est ainsi de proposer une conception des attributions de responsabilité sensible à la diversité des pratiques sans renoncer à l’existence d’un critère partagé d’attribution de responsabilité entre différents groupes sociaux.
2) 15h45 – 16h30 – Présentation de Vincent Rochelle, doctorant en philosophie à l’Université Laval, sous la direction de Catherine Rioux. Vincent présentera via Zoom (lien ci-dessous).
Penser une théorie cohérente des sentiments existentiels
Les théories faisant appel aux sentiments existentiels ont fleuri depuis que Matthew Ratcliffe (2008) a proposé cette classe d’états mentaux, décrits comme des sentiments pré-intentionnels de la relation du sujet au monde (Ratcliffe 2009, 2012, 2018). Ils permettent de nommer des états affectifs de notre quotidien, et sans objets précis, que la philosophie des émotions relègue généralement à de simples éléments de langage (se sentir déconnecté, submergé, en harmonie avec le monde, vivant, etc.) ; mais aussi de mieux décrire la phénoménologie d’états psychopathologiques (la perte de motivation dans la dépression, le sentiment d’irréalité dans la schizophrénie, etc.). Cela permet également de penser des états plus fondamentaux que nos émotions classiques, comme l’espoir basal (Calhoun 2018, Milona et Stockdale 2018), qui fonctionnerait comme une condition de possibilité pour les espoirs particuliers. On imagine des implications potentielles pour d’autres états affectifs, comme l’ennui profond ou certaine forme d’angoisse, que la philosophie des émotions ne parvient aujourd’hui pas à cerner correctement (Elpidorou et Freeman 2019).
Ces nouvelles applications des sentiments existentiels critiquent régulièrement les failles théoriques dans la conception de Ratcliffe (Saarinen 2018, Fitzpatrick 2023), notamment la catégorie du pré-intentionnel. Ces différences empêchent d’aboutir à une théorie cohérente et unifiée des sentiments existentiels qui permettrait réellement d’articuler les différentes intuitions des auteurs.
Je propose une conception des sentiments existentiels, alternative à celle de Ratcliffe, qui a pour objectif de poser des critères définitionnels cohérents et d’unifier ces théories. La thèse défendue est que les sentiments existentiels sont bien intentionnels, mais possèdent des objets très différents de ceux des émotions. Je vais montrer que ces sentiments ont pour objets les états des possibilités auxquels fait face l’agent, et qu’ils sont individués par les propriétés modales, et non évaluatives, qui sont représentées. Ce faisant, les sentiments existentiels transmettent une base cognitive nécessaire (mais non suffisante) pour les émotions d’incertitude et leur caractère motivationnel. Enfin, je décrirai quatre sentiments existentiels qui semblent rendre compte des phénomènes décrits par les différents auteurs.

Rejoignez-nous pour l’atelier de doctorat et de début de carrière en philosophie politique normative, qui aura lieu le 5 février 2026, de 9h00 à 17h30, dans la salle 309 du Centre de recherche en éthique, situé au 2910 boulevard Édouard-Montpetit, Montréal, Québec.
L’atelier offrira aux chercheur.ses en début de carrière l’occasion de partager leurs travaux dans un cadre convivial et informel, d’élargir leur réseau de recherche et d’obtenir des commentaires sur leurs projets en cours. L’atelier fera l’objet d’une lecture préalable et se tiendra en présentiel.
Programmation:
- 9h30-9h45 : Mots d’ouverture
- 9h45-10h30 : Kyuree Kim (McGill, CRE), Theorizing the dynamics of structural processes in structural injustice and domination
- 10h30-11h15 : Alexis Bibeau-Gagnon (McGill), Clashing with the State: Violent Protests, Police, and Self-defense
- 11h45-12h30 : Grégoire René (McGill), The Metaphysics of Gender Archetypes
- 12h30-13h15 : Sabrina Bungash (McGill), On the Porn Debate: Reconsidering the Question of Rights
- 13h15-14h00 : Dîner
- 14h00-14h45 : Anna Milioni (CRE, UdeM), The right to emigrate and the duty to support just institutions
- 14h45-15h30 : Alexandre Petitclerc (UdeM, CRE), Theories of Justice and Social Rights: A Normative Dead End
- 15h30-16h00 : Pause café
- 16h00-16h45 : Will Gildea (CRE, McGill), Justice, Animals, and the Earth We Inhabit: Casal’s Theory of Interspecies Justice
- 16h45-17h30 : Ellena Thibaud-Latour (UdeM), A social understanding of indifference
Pour vous inscrire, veuillez contacter les organisateur.ices, Anna Milioni et Alexandre Petitclerc.

Dans le cadre des Midis de l’éthique du CRÉ, Stephanie Kapusta (Dalhousie University) nous offrira une présentation intitulée « A Consideration of Life Transitions: the Case of Alienation from Hegemonic Cultural Tools ».
Pour y participer par Zoom, c’est ici.

Vous êtes cordialement invité.es à la première conférence du Cycle de conférences sur le travail invisible organisée par la Chaire Ésope, en collaboration avec le Centre de Recherche en Éthique. Pour cette première conférence, nous avons le plaisir de recevoir Mirjam Müller (Université de Glasgow) avec une présentation intitulée « (Un)free Care: A Normative Account of the Care Crisis ». La conférence aura lieu en anglais.
L’événement se déroulera le 26 février à 16h30 au local C-2059 au pavillon Lionel Groulx à l’Université de Montréal (3150 Rue Jean-Brillant, Montréal, QC H3T 1N8). Veuillez-vous inscrire via le lien suivant.
Le Cycle de conférences sur le travail invisible est une initiative de Denise Celentano (Université de Montréal), titulaire de la Chaire Ésope, en collaboration avec le Centre de Recherche en Éthique.
Pour plus d’informations, contactez Denise Celentano à l’adresse suivante : denise.celentano@umontreal.ca.
Informations générales sur le Cycle de conférences sur le travail invisible : Par « travail invisible » nous entendons l’ensemble des formes de travail qui échappent au modèle traditionnel de l’emploi salarié et qui ne sont pas reconnues, dans un sens monétaire et/ou symbolique, au point que même leur nature de « travail » est souvent contestée. Le travail invisible se déroule derrière les coulisses du travail plus reconnu et valorisé. Vue sa nature « limite » par rapport à nos catégories établies, il sert de prisme pour l’approfondissement de plusieurs enjeux, de la reconnaissance aux dynamiques de ségrégation sociale à la remise en question des suppositions normatives derrière ce qui est censé compter comme « travail ». La notion de travail invisible promet de jeter de la lumière, pour ainsi dire, sur l’ombre des mécanismes de valorisation de la coopération sociale. Ce cycle de conférences ouvertes au public explore le sujet d’une perspective à la fois philosophique et interdisciplinaire.

Le Centre de recherche en droit public (CRDP) vous convie à la 6e édition de La Nuit de la justice consacrée au thème « L’éthique et le droit, une combinaison gagnante pour la justice ». L’activité est organisée en collaboration avec le Centre de recherche en éthique, l’Institut d’éthique appliquée de l’Université Laval (IDÉA) et le Cégep du Vieux-Montréal.
Deux membres du CRÉ participeront à l’événement de l’année prochaine, à savoir Emmanuelle Marceau, chercheuse affiliée au thème phare de l’éthique de l’IA du CRÉ, et Valentina de Maak, étudiante du CRÉ travaillant sous la supervision de Charles Dupras (Université de Montréal).
L’événement aura lieu le 12 mars 2026, de 18h00 à 21h00, dans la salle A4.82a du Cégep du Vieux-Montréal, 255 rue Ontario E., Montréal, Québec. La conférence sera suivie d’une joute oratoire étudiante (avec des prix).
Pour plus d’informations et pour s’inscrire à l’événement, c’est ici.

Dans le cadre des Midis de l’éthique du CRÉ, notre chercheuse invitée Sari Kisilevsky (CUNY) nous offrira une présentation intitulée « Responsibility and Desert: Attribution and the Ethics of Personhood ».
Pour y participer via Zoom, c’est ici.

Tatiana Llaguno (Université de Pompeu Fabra, Barcelone) nous offrira une présentation intitulée « The Realm of Necessity and the Realm of Freedom: Schiller, Marx, and Morris on Labour » dans le cadre des activités du Réseau de philosophie du travail.
Les activités du Réseau de philosophie du travail sont ouvertes aux chercheur.es et aux étudiant.es diplômé.es ayant des intérêts de recherche dans ce domaine. Merci d’écrire aux organisateurs, Denise Celentano (denise.celentano@umontreal.ca) et Pablo Gilabert (pablo.gilabert@concordia.ca), pour recevoir le lien zoom.
Plus d’informations à suivre.

Dans le cadre des Midis de l’éthique du CRÉ, Zoey Lavallee (McGill) et Anne-Marie Gagné-Julien (ULaval) nous offrirons une présentation intitulée « Mental health chatbots and the medicalization of emotions ».
Pour y participer via zoom, c’est ici (ID de réunion: 704 532 7051; Code secret: 9Me2EW).

Valerio De Stefano (Université York), auteur du livre Your Boss Is an Algorithm (éditions Bloomsbury, 2022), nous offrira une présentation dans le cadre des activités du Réseau de philosophie du travail.
Les activités du Réseau de philosophie du travail sont ouvertes aux chercheur.es et aux étudiant.es diplômé.es ayant des intérêts de recherche dans ce domaine. Merci d’écrire aux organisateurs, Denise Celentano (denise.celentano@umontreal.ca) et Pablo Gilabert (pablo.gilabert@concordia.ca), pour recevoir le lien zoom.
Plus de détails à venir.


