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Jennifer Morton (Université de Pennsylvanie)

Jennifer Morton (Université de Pennsylvanie) nous offrira une présentation intitulée « Beyond ‘Bad Jobs’: Reconsidering Work’s Centrality » dans le cadre des activités du Réseau de philosophie du travail.

Résumé

Dans cet article, je soutiens que, bien que la précarité soit problématique, le travail précaire en lui-même n’est pas intrinsèquement condamnable. Je propose de distinguer deux formes de travail précaire : le travail précaire du point de vue de ses conditions et le travail générateur de précarité. Je défends l’idée que la première forme — celle où la précarité tient principalement aux termes et conditions contractuelles — peut, dans certains cas, demeurer compatible avec les conditions nécessaires à l’épanouissement humain. Toutefois, dans la mesure où le travail est devenu un facteur central d’accès à de nombreux biens essentiels contribuant à cet épanouissement, cette précarité contractuelle conduit souvent, dans les faits, à une précarité problématique. J’en conclus qu’il convient de s’inquiéter non seulement des formes de précarité liées aux conditions de travail, mais aussi de la place structurellement centrale qu’occupe le travail dans nos vies.

Les activités du Réseau de philosophie du travail sont ouvertes aux chercheur.es et aux étudiant.es diplômé.es ayant des intérêts de recherche dans ce domaine. Merci d’écrire aux organisateurs, Denise Celentano (denise.celentano@umontreal.ca) et Pablo Gilabert (pablo.gilabert@concordia.ca), pour recevoir le lien zoom.