
Comment penser les violences sexuelles dans leur pluralité et leur complexité? Plus encore, comment les penser dans une perspective philosophique lorsque les concepts dont dispose cette discipline peinent à rendre compte de la spécificité et de la prévalence de ces violences au sein des sociétés contemporaines? Si les recherches et les travaux relatifs aux violences sexuelles sont nombreux dans les différentes disciplines des sciences humaines et sociales (anthropologie, sociologie, travail social, psychotraumatologie, sexologie, etc.) et si la philosophie féministe s’efforce depuis les années 1960 d’en faire un objet d’enquête et de réflexion philosophique légitime, force est de constater que la philosophie tend encore aujourd’hui à faire l’impasse sur ce qui est propre à ces violences, lorsqu’elle ne se content pas d’en éluder l’existence.
À l’occasion de la récente publication de Penser les violences sexuelles (La Découverte, 2025) de la philosophe et documentariste Marie Chartron, cette journée d’étude se veut donc l’occasion de combler ce vide en réfléchissant à la question des violences sexuelles, à ce qu’elles sont et aux manières de lutter contre elles. Réunissant des chercheuses de différentes disciplines en sciences humaines et sociales (philosophie, sciences politiques, sociologie, travail social, sciences infirmières) et des intervenantes du milieu communautaire, cette journée d’étude entend ainsi mettre en lumière la pluralité et la complexité de ces violences en tant que phénomène social et politique, et déterminer les réponses éthiques et politiques qui peuvent y être apportées. Elle entend par le fait même contribuer à nourrir la réflexion philosophique à leur propos depuis d’autres disciplines et d’autres pratiques.
La journée d’étude se tiendra le jeudi 12 mars 2026, de 9h00 à 18h00, au pavillon Lionel-Groulx de l’Université de Montréal. L’inscription est requise via le lien suivant.
La journée d’étude sera suivi d’une discussion publique à la librairie n’était-ce pas l’été le vendredi 13 mars 2026. Pour plus d’informations sur la discussion publique, c’est ici.
Plus de détails sur le programme complet à venir.
Cette discussion est organisée en partenariat avec le Centre de recherche en éthique (CRÉ) et a bénéficié du financement du Département de philosophie de l’Université de Montréal, de la Société québécoise de philosophie (SPQ), du Groupe de recherche interdisciplinaire en philosophie politique (GRIPP), du Réseau québécois en études féministes (RéQEF) et du Réseau perspectives féministes (RPF).
*N.B. Des médiatrices seront présentes sur place pour toute la durée de l’évènement.

Afin de souligner la récente publication de Penser les violences sexuelles (La Découverte, 2025), vous êtes convié.es à une discussion publique entre la philosophe et documentariste Marie Chartron (autrice de Penser les violences sexuelles) et la journaliste Maude Petel-Légaré (réalisatrice du balado Les enfants nés du viol) à la librairie n’était-ce pas l’été le vendredi 13 mars 2026, de 18h00 à 20h00, au 6792 boulevard Saint-Laurent, Montréal, Québec.
Phénomène transversal à l’ensemble des milieux sociaux, les violences sexuelles sont revenues à l’avant plan des débats politiques et médiatiques au cours des dernières années à la faveur de différentes mobilisations féministes (Agression non dénoncée en 2014, Me Too en 2017, Dis son nom en 2020, etc.) et de certains procès particulièrement médiatisés (affaire Gomeshi, affaire Rozon, affaire Hockey Canada, etc.). Pourtant, ces débats occultent bien souvent les enjeux les plus profonds : loin d’être des actes isolés, ces violences participent d’une structure sociale plus large. Alors comment les penser? Et comment lutter contre elles?
Animée par Cécile Gagnon (autrice de Existantes. Pour une philosophie féministe incarnée), cette discussion sera l’occasion pour l’autrice de présenter son livre et d’échanger sur les manières d’aborder les violences sexuelles dans une perspective documentaire et militante.
La discussion publique fera suite à la journée d’étude « Penser les violences sexuelles comme injustice structurelle » qui aura lieu à l’Université de Montréal le jeudi 12 mars. Pour plus d’informations sur la journée d’étude, c’est ici.
Cette discussion est organisée en partenariat avec le Centre de recherche en éthique (CRÉ) et a bénéficié du financement du Département de philosophie de l’Université de Montréal, de la Société québécoise de philosophie (SPQ), du Groupe de recherche interdisciplinaire en philosophie politique (GRIPP), du Réseau québécois en études féministes (RéQEF) et du Réseau perspectives féministes (RPF).
*N.B. Une médiatrice sera présente sur place pour toute la durée de l’évènement.


