Eszter Kollar (KU Leuven)
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- Quand :
- 14 avril 2026 12 h 30 – 14 h 15
- Où :
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Université de Montréal
Salle 422, Département de philosophie, 2910 boul. Édouard-Montpetit, Montréal QC
Vous êtes cordialement invité.es à la deuxième conférence du Cycle de conférences sur le travail invisible organisée par la Chaire Ésope, en collaboration avec le Centre de Recherche en Éthique. Pour cette seconde conférence, nous avons le plaisir de recevoir Eszter Kollar (KU Leuven) avec une présentation intitulée « On the Normative Significance of Colonial Legacies for Justice in Labour Migration ». La conférence aura lieu en anglais.
L’événement se déroulera le 14 avril 2026, de 12h30 à 14h15, au local 422 du département de philosophie l’Université de Montréal (2910 Boulevard Édouard-Montpetit, Montréal, QC). Veuillez-vous inscrire via le lien suivant.
Résumé
Colonial systems of labour organization, structured through racial hierarchies and differentiated migration schemes, re-emerge in contemporary labour immigration regimes that differentiate migrants by skills and rights. How this resurfacing should be properly accounted for in normative theorizing, and what its normative implications are, remains insufficiently understood in contemporary political philosophy. This paper aims to address that gap. First, I argue that a historically informed mapping of the structural processes of colonialism and capitalism enables theories of migration justice to capture a previously overlooked dimension of injustice in today’s differentiated labour immigration regimes: namely, that racialization as skill devaluation is a key form of labour control that is reinforced through contemporary border control regimes and their stratified migration systems. Second, I argue that a historically grounded understanding of injustice and labour deepens our normative grasp of what is unjust about contemporary labour migration and border control. It paves the way for rearticulating the normative problem of differentiated skills and rights through borders as a seemingly race-neutral, meritocratic organization of labour that, in fact, perpetuates a global racialized hierarchy. The injustice of differentiated labour migration regimes thus lies not merely in the restriction of migrant workers’ rights that conflict with liberal-democratic principles of social and political equality. Contemporary borders are a crucial site of global structural injustice, whereby present-day labour migration regimes systematically constrain the rights, mobility, and opportunities of racialized workers from the Global South, devalue their labour through border control, and expose them to persistent conditions of exploitation and marginalization.
Le Cycle de conférences sur le travail invisible est une initiative de Denise Celentano (Université de Montréal), titulaire de la Chaire Ésope, en collaboration avec le Centre de recherche en éthique.
Pour plus d’informations, contactez Denise Celentano à l’adresse suivante : denise.celentano@umontreal.ca.
Informations générales sur le Cycle de conférences sur le travail invisible : Par « travail invisible » nous entendons l’ensemble des formes de travail qui échappent au modèle traditionnel de l’emploi salarié et qui ne sont pas reconnues, dans un sens monétaire et/ou symbolique, au point que même leur nature de « travail » est souvent contestée. Le travail invisible se déroule derrière les coulisses du travail plus reconnu et valorisé. Vue sa nature « limite » par rapport à nos catégories établies, il sert de prisme pour l’approfondissement de plusieurs enjeux, de la reconnaissance aux dynamiques de ségrégation sociale à la remise en question des suppositions normatives derrière ce qui est censé compter comme « travail ». La notion de travail invisible promet de jeter de la lumière, pour ainsi dire, sur l’ombre des mécanismes de valorisation de la coopération sociale. Ce cycle de conférences ouvertes au public explore le sujet d’une perspective à la fois philosophique et interdisciplinaire.


