Aude

Aude Malkoun-Henrion

Postes occupés

2014-2015 à 2016-2017 Étudiant-e,

Biographie

J’ai suivi une double formation (Lettres modernes et Philosophie) à l’Université Catholique de Lyon/Lyon II et à l’université Jean Moulin-Lyon III. Je suis également titulaire d’un Master 2 – Recherche en philosophie politique de l’Université Paris 1. Après un parcours d’enseignante et de coordinatrice de département en lycée français à l’étranger, je suis aujourd’hui candidate au doctorat en philosophie sous la cotutelle de Christine Tappolet (UdeM) et Jean-François Kervégan (Paris 1-Sorbonne).

Au sein du département de philosophie de l’UdeM, j’ai eu plaisir à prendre part, à l’automne 2013, au comité de rédaction de la revue Ithaque et à la formation de la Sofépum. Je poursuis activement ma collaboration avec Ithaque dont je me suis vue confiée la codirection.

Mes mémoires de MASTER – sous la direction de Mai Lequan puis de Jean-François Kervégan – portaient sur la notion d’aliénation, ses sources hégéliennes et ses mutations dans les pensées de K. Marx et G. Lukács. Je me suis également intéressée aux réflexions de M. Foucault et de A. Honneth sur ce même sujet. Travaux qui m’ont conduite, encouragée par mon vécu personnel et professionnel, à me tourner vers les notions d’identité et d’appartenance.

Dans le cadre de mon doctorat, je souhaite questionner les conditions concrètes de la formation du sujet et de ses choix d’appartenances au niveau social et politique. Les domaines de recherche que je privilégie sont, en éthique, la psychologie morale, via la notion d’attitudes réactives (Strawson, 1974) et, en politique, la notion de la reconnaissance (Honneth, 1996-2006). J’émets l’hypothèse qu’identité personnelle et appartenances politiques sont interdépendantes puisque, dans l’établissement de l’une comme de l’autre, certaines émotions jouent un rôle prépondérant. En couplant les théories des émotions et celles de la reconnaissance, je tends à montrer que l’identité personnelle – puis politique – est un processus de subjectivation (Foucault, 1975-1984), à savoir le produit d’interactions permanentes entre des aptitudes propres à chacun et un ensemble de pratiques (éducatives, juridiques) et politiques publiques ayant pour effet de déterminer les individus en les singularisant en relation avec des modèles standard.Les enjeux de cette réflexion sont dès lors tout autant éthiques que politiques. Penser l’apparition de l’identité, c’est vouloir comprendre les mécanismes de la responsabilité autant que les dispositifs utiles à la gestion des flux et des populations. Par ce travail, je cherche à diagnostiquer au présent ce qui influence la formation des identités car comprendre ces mécanismes est essentiel à la résolution des tensions sociales que connaissent nos sociétés désormais multiculturelles.

Publications en ligne sur le site : Implications philosophiques (ISSN 2105-0864) :

o   2011-04-08 : « Les sources de la réflexion honnethienne sur la notion de réification (3) » http://tinyurl.com/pnrj6kw

o   2011-04-04 : « Le rôle de la psychologie sociale au sein de la réflexion honnethienne » http://tinyurl.com/q8xd7nb

o   2011-04-01 : « Les sources de la réflexion honnethienne sur la justification de l’évolution de la notion de réification (2) » / http://tinyurl.com/pkogv6u

o   2010-12-27 : « Le concept de réification entre absence et oubli »

http://tinyurl.com/nspmkao

o   2010-12-21 : « Les rapports entre reconnaissance et réification: le sens de la notion de réification (1) » / http://tinyurl.com/p79mdmm

o   2010-03-26 : « Honneth et l’expérience sociale de la dépossession de soi » http://tinyurl.com/nesbzag

o   2010-02-16 : « Du concept de réification à la théorie de la reconnaissance » http://tinyurl.com/ndf28j8