Agnès Berthelot-Raffard

Postes occupés

2008-2009 Boursier-ère d'études supérieures,

Participations aux événements du CRÉ

15 février 2018 Black Feminism et transféminisme
18 avril 2012 Journée d’étude sur le thème de l’éthique relationnelle

Biographie

Agnès Berthelot-Raffard est titulaire d’une maîtrise en Philosophie (Université Paris IV-Sorbonne) et d’une maîtrise en Sciences de l’éducation (Université Lille 3), préparées simultanément durant l’année universitaire 2003/2004. Ses recherches portaient sur les enjeux de l’éducation à la citoyenneté (pour l’une des maîtrises dans l’institution scolaire et pour l’autre au sein des structures destinées à l’insertion des jeunes sans qualification). Ensuite, elle a complété, en 2005, un diplôme de 2e cycle en didactique du Français (DUFLE- Université du Mans) puis a obtenu, en 2006, un Master Recherche Philosophie et Société (Université Paris I- Panthéon Sorbonne). Consacrée à l’intégration d’une discrimination positive dans le modèle républicain français, ce travail a signé la naissance d’un réel intérêt pour le conflit (ou la conciliation) entre les politiques de reconnaissance et la démocratie délibérative.

Lors de son passage au CRÉUM, elle prépare un doctorat en philosophie, dans le cadre d’une cotutelle entre les Universités de Paris I et de Montréal, sous la direction de Mme Catherine Larrère et de M. Daniel Weinstock. Son projet intitulé « Penser une politique de reconnaissance délibérative », porte particulièrement sur la reconnaissance des aidants informels.

Résumé du projet:

L’invisibilité par les pouvoirs publics dont ils font état permet de reconsidérer les théories de la reconnaissance en parallèle avec ce conflit. Outre le fait que leur déni est associé à divers enjeux et problématiques à ne pas minimiser (conception de la famille, redistribution par et pour le système de santé, travail domestique des femmes, prise en charge du vieillissement, du handicap et des pathologies chroniques), cette recherche est en premier lieu centrée sur l’approfondissement du débat concernant la caractérisation de la justice sociale. La reconnaissance des aidants fait-elle, en effet, plus appel au besoin de redistribution qu’à la nécessité de prioriser la reconnaissance morale des agents ou à l’inverse ? Quelles seraient alors ses implications sur l’organisation de la cellule familiale – notamment pour les femmes – ainsi que sur le système de santé publique ?

Considérant que les décisions prises lors des débats publics ont une influence sur le vécu des individus dans leurs sphères privées car elles pèsent fortement sur leur capacité de choix, il est capital d’interroger non seulement les divers enjeux relatifs à la reconnaissance institutionnelle des aidants mais aussi, dans un second temps, la manière dont leur situation est -et devrait être- actuellement abordée par les pouvoirs publics. C’est sur ce point qu’une analyse du conflit entre politique de reconnaissance et délibération démocratique acquiert tout son sens.
Réalisée dans une démarche de philosophie politique appliquée, le choix méthodologique pour cette thèse conduit à un recueil de données principalement par le biais d’entretiens effectués auprès de différentes institutions publiques tant au Québec, qu’en Europe. L’objectif d’une articulation entre théorie et pratique est, à terme, de pouvoir proposer des solutions pragmatiques.