Projets de recherche

L’équipe de cet axe se propose de répondre aux défis éthiques qui émergent dans le domaine de la santé et qui concernent les patients, les soignants, les populations et les décideurs. Elle entend promouvoir une analyse cohérente et un débat public informé sur des enjeux sociétaux majeurs comme la procréation ou le dépistage des maladies génétiques. L’axe a également pour objectif de contribuer au développement de politiques publiques et de lignes directrices professionnelles appropriées.

DESCRIPTION DES PROJETS DE RECHERCHE

THÈME I – Procréation médicalement assistée et politique de santé

Le statut unique de l’infertilité, les coûts élevés de la FIV et la nécessité d’établir des priorités dans l’utilisation de ressources limitées rend particulièrement difficile l’attribution de financement tout en mobilisant des considérations éthiques, sociales et culturelles uniques. D’un point de vue éthique, il faut déterminer si « une société responsable et aidante devrait chercher des moyens de reconnaître et de soutenir le désir des individus d’avoir des enfants » (Commission royale 1994) et s’il faut ou non accroître la solidarité entre les personnes fertiles et infertiles. Il s’agit d’un enjeu d’actualité au Québec. De nombreux pays industrialisés se sont déjà penchés sur la question et ont fondé leurs décisions de financement sur des justifications éthiques variées. La clarification conceptuelle et l’exploration de considérations éthiques diverses peuvent hausser la qualité du débat public et du processus de législation pour les autres provinces canadiennes.

Projet 1.1. – Politique publique et législation

Projet 1.2. – Embryons congelés, procréation post-mortem et filiation

Projet 1.3. – Le don de gamètes et les mères porteuses

THÈME II – Éthique professionnelle et pédagogie

Les codes de déontologie auxquels sont soumis les professionnels canadiens sont inégalement distribués parmi les disciplines et les professions. De plus, de nombreuses sociétés académiques ou savantes n’ont pas codifié leurs principes. Par conséquent, les professionnels se retrouvent souvent dépourvus pour négocier des obligations différentes ou pour répondre à certaines problématiques sensibles de la recherche collaborative. Pour parvenir à répondre à ces défis, les stagiaires et les professionnels doivent développer des compétences avancées en réflexion éthique et en prise de décision qui vont : 1) leur permettre de comprendre les dimensions éthiques de leur travail; 2) définir leurs identités et objectifs comme professionnels et/ou comme chercheurs; 3) leur donner les outils pour identifier et relever les défis éthiques de leurs environnements de travail.

Projet 2.1. – Codes déontologiques

Projet 2.2. – Éthique de la recherche

THÈME III – Implication éthique des tests prénataux

Le PGT entraîne une multitude de choix réglementaires difficiles pour les institutions médicales, pour l’assurance maladie et pour la société. Ces choix sont le reflet d’une évaluation par la société du moment où il semble justifié de  » filtrer  » certaines maladies ou handicaps, évaluation qui présuppose ce qui devrait être considéré comme  » normal « . Or, une nouvelle technologie, le test prénatal non invasif (TPNI), est graduellement intégrée dans plusieurs pays et pose de nouveaux défis à l’acceptabilité sociale. Le TPNI permet de faire l’analyse de l’ADN du foetus au moyen d’une prise de sang lors du début de grossesse. Il élimine ainsi le risque de fausse couche associé aux procédures invasives utilisées jusqu’à maintenant. Or,le TPNI ravive les craintes associées aux tests génétiques comme les pratiques eugénistes L’objectif de ce projet est d’explorer les problématiques sociales et éthiques soulevées par le TPNI, tout en tenant compte de sa place particulière au Canada.

Projet 3.1. – Tests prénataux et opinion publique

Projet 3.2. – L’intégration de nouveaux tests prénataux dans le système de santé canadien

THÈME IV – Justice, égalité et santé

Une littérature croissante s’intéresse aux questions de la justice, de l’égalité et de l’équité dans le contexte des soins de santé et de la santé de la population. Les philosophes ont aussi commencé à se pencher sur l’évidence empirique des inégalités en matière de santé, particulièrement en relation avec les déterminants sociaux de la santé. En même temps, ces soucis d’égalité de la santé s’expriment dans des débats quant aux politiques de la santé. Plusieurs pays placent aujourd’hui la réduction des inégalités de la santé parmi leurs objectifs politiques, et les documents politiques, gouvernementaux ou non, sont fréquemment rédigés en un langage normatif et font explicitement référence à des considérations de justice et/ou d’égalité.

Projet 4.1. – Inégalités et déterminants sociaux de la santé

Projet 4.2. – Santé, arrangements institutionnels et politiques publiques

Projet 4.3. – Justice et santé mondiale