Dupras

Charles Dupras

Boursier du CRÉUM 2011-2012, doctorant en sciences biomédicales à l’Université de Montréal.

Postes occupés

2011-2012 Boursier-ère d'études supérieures

Participations aux événements du CRÉ

19 mars 2014 Sommes-nous tous fous?

Biographie

Je suis titulaire d’un baccalauréat en biochimie et biotechnologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières et d’une maîtrise en sciences expérimentales de la santé (biologie moléculaire) de l’INRS-Institut Armand-Frappier. J’ai réalisé ma maitrise dans les laboratoires d’immunomodulation sous la supervision de Jacques Bernier. Mon mémoire portait sur l’implication de modifications épigénétiques durant la mortalité cellulaire programmée (apoptose). Mes intérêts de recherche au doctorat en sciences biomédicales (option bioéthique), sous la supervision de Vardit Ravitsky, ont porté sur les questions philosophiques, éthiques et sociologiques soulevés par les développements récents dans le domaine de l’épigénétique.

Grâce au séquençage du génome humain, bon nombre de pathologies physiques et psychologiques ont été corrélées à une susceptibilité génétique héritable. Ces associations, qui mettent en évidence la relation gène-maladie, supportent l’idée d’une identité biologique qui est rigide et immuable. Une vision populaire de la santé centrée sur le déterminisme et l’essentialisme génétique est très réductrice et peut miner la motivation des individus à prendre en main leur propre santé – ainsi que leur participation à la gestion des déterminants sociaux et environnementaux de la santé – en déclenchant fatalisme, victimisation et pessimisme à travers la population.

Ma thèse a étudié l’impact d’un discours scientifique et médical qui serait repensé et rééquilibré en fonction des avancées récentes dans le domaine de l’épigénétique. Les caractéristiques biologiques propres aux modifications épigénétiques – qui sont dépendantes de l’environnement, dynamiques, réversibles, interdépendantes et héritables (en partie) – offrent une perspective différente, à la fois plus souple et écosystémique, de notre identité biologique. Je crois qu’une telle reconceptualisation de notre identité pourrait aider à insuffler un langage nouveau en santé publique; un langage qui soit optimiste et qui favorise davantage la responsabilisation sociale des individus et l’application de mesures d’empowerment en santé publique.

En marge de mon projet de thèse, je m’intéresse à la perception publique des sciences et de la médecine, ainsi qu’à la relation parfois conflictuelle entre les experts, les décideurs et les citoyens. Je suis membre actif du comité éditorial des articles du projet BioéthiqueOnline et suis membre régulier étudiant du comité d’éthique de la recherche en santé de l’Université de Montréal (CÉRES). Sous la supervision de Béatrice Godard et Gregor Andelfinger, je travaille à temps partiel comme assistant de recherche en éthique de la recherche/éthique clinique sur une étude ciblant la corrélation entre mutations génétiques et malformations cardiaques chez les nouveaux nés.

Contact : charles.dupras@umontreal.ca


Bibliographie sélective

Articles revus par un comité de lecture

  • Dupras C., V. Ravitsky and B. Williams-Jones. Epigenetics and the Environment in Bioethics. Bioethics. 2012 Oct 1. doi: 10.1111/j.1467-8519.2012.02007.x.
  • Dupras C. et B. Williams-Jones. (sous presse) The Expert and the Lay Public : Reflections on H1N1 and the Risk Society. American Journal of Public Health.
  • D’Elia M., Patenaude J., Dupras C. et J. Bernier. T cells from burn injured mice demonstrate a loss of sensitivity to glucocorticoids. Am J Physiol Endocrinol Metab (2010) Aug; 299(2): E299-307.
  • D’Elia M., Patenaude J., Dupras C. et J. Bernier. Burn injury induces the expression of cystine/glutamate transporter (x(c)(-)) in mouse T cells. Immunology Letters (2009) Aug 15; 125(2): 137-44.