Soumission d’une proposition de numéro thématique/Submission for special issue proposal

CONSIGNES AUX ÉDITEURS INVITÉS SOUHAITANT SOUMETTRE UNE PROPOSITION DE DOSSIER THÉMATIQUE

(English follows on next page)

  • Prière de soumettre une proposition d’environ 500 mots présentant brièvement le thème et les différentes questions abordées dans le dossier thématique, la liste des auteurs invités à soumettre un article ainsi qu’un échéancier (une date à laquelle les textes seront reçus).
  • Nous tenons à rappeler que tous les articles soumis à la revue sont évalués par un comité d’au moins deux pairs anonymes, choisis par le directeur de la revue et le coordonnateur qui, en cas de besoin, consultent le comité scientifique (lequel ne connaît pas le nom des auteurs ayant soumis). Il est donc important d’informer les auteurs invités à soumettre des articles que la publication n’est pas assurée.
  • Nous encourageons fortement le recours à un appel à contribution pour compléter les textes des auteurs invités.
  • Prière de soumettre en format .doc et d’utiliser la police Times New Roman, 12 points, simple interligne.

EXEMPLE D’APPEL À CONTRIBUTION POUR UN DOSSIER THÉMATIQUE

Date limite pour soumissions : 15 décembre 2018

Les Ateliers de l’éthique/The Ethics Forum

(English will follow)

Reconstituer la mémoire historique: défis et enjeux éthiques

Sous la direction de Florence Larocque et Anne-Marie Reynaud (Université de Montréal)

Les Ateliers de l’éthique/The Ethics Forum sollicite des articles scientifiques sur le thème de la reconstitution de la mémoire historique.

Face à une volonté réelle ou superficielle de réconciliation, la conservation de la mémoire historique liée à des épisodes d’oppression ou autoritaires fait l’objet d’initiatives diverses. Fréquemment, celles-ci prennent la forme de commissions de vérité et réconciliation (notamment au Canada, en Amérique latine et en Afrique du Sud), de musées de la mémoire ou d’œuvres d’art. Or, ces initiatives soulèvent souvent des débats et questionnements quant à la récupération de la mémoire à des fins politiques ou personnelles. Parfois, ce sont les victimes qui ne se sentent pas comprises; d’autres fois, ce sont des alliés des protagonistes qui se sentent jugé à tort. La mémoire historique, en particulier pour des épisodes d’oppression et violents, est un objet sensible, qui ne fait pas l’unanimité.

De nombreuses initiatives récentes, pour récupérer, conserver ou mettre en lumière la mémoire historique ont suscité des débats, tant à l’échelle canadienne qu’internationale. Au Canada, on compte la Commission de vérité et réconciliation, la série historique Canada : The Story of Us lancée pour le 150e anniversaire de la Confédération canadienne, les œuvres Slāv et Kanata, qui ont été critiquées à divers degrés. À l’international, les processus de transition démocratique ou conflits internes ont parfois été suivis d’initiatives de récupération de la mémoire, qu’elles soient législatives (lois mémorielles), punitives (procès), restauratrices (commissions de vérité et réconciliation) ou commémoratives (musées, créations artistiques). Ces initiatives sont aussi souvent remises en question.

Le présent dossier thématique vise à explorer, à la lumière d’études de cas ou de réflexions critiques, les enjeux éthiques de la reconstitution de la mémoire historique (en particulier la mémoire historique d’épisodes d’oppression ou violents), à travers les questions suivantes :

  • La mémoire historique peut-elle / doit-elle être conservée sans être récupérée à d’autres fins? Dans quelle mesure est-ce problématique (ou non) qu’elle soit aussi récupérée à des fins politiques, culturelles ou personnelles?
  • La mémoire historique peut-elle / doit-elle être inclusive? Les initiatives pour conserver la mémoire historique devraient-elles impliquer les victimes et les protagonistes (voire d’autres acteurs externes) lorsqu’il est question d’oppression?
  • Quelle est la place de la mémoire individuelle dans des processus de reconstitution de mémoire historique collective?
  • La mémoire historique peut-elle / doit-elle être plurielle? Peut-elle échapper à une mise en récit unitaire (voire binaire)? Doit-il, ou non, exister un équilibre entre les différentes visions de l’histoire dans la mémoire collective? Quelles sont les conséquences de l’atteinte d’un équilibre entre ces visions, en comparaison de la pleine représentation de la vision des victimes?
  • Diverses formes de mémoire historique et de traditions mémorielles peuvent-elles coexister à pied d’égalité ?
  • La mobilisation sociale est-elle nécessaire au processus de formation de la mémoire historique?
  • Quelle(s) différence(s) existe-t-il entre politiques mémorielles et éthique mémorielle ?

La portée de ce dossier se veut profondément multidisciplinaire. Nous invitons donc des auteurs de diverses disciplines (histoire, anthropologie, politique, philosophie, sociologie, droit, etc.) à soumettre leur proposition.

Format des articles

Les soumissions peuvent être en anglais ou en français, et doivent être d’environ 6000 à 12000 mots. Le texte doit être anonymisé et rendu approprié pour l’évaluation à l’aveugle. Le detail des consignes aux auteurs se retrouve à cette adresse: http://www.lecre.umontreal.ca/wp-content/uploads/2014/07/consignes-aux-auteurs-2014_mise-en-page-1.pdf

Les manuscrits doivent être envoyés avant le 15 décembre 2018 à l’adresse suivante: jean-philippe.royer@umontreal.ca.

INSTRUCTIONS TO GUEST EDITORS WISHING TO SUBMIT A SPECIAL ISSUE PROPOSAL

  • Please submit a proposal of approximately 500 words briefly presenting the theme and the various questions addressed in the special issue, the list of authors invited to submit an article so far as well as a deadline (a date on which the texts will be received).
  • We would like to remind you that all articles submitted to the journal are evaluated by a committee of at least two anonymous peers, chosen by the editor and the administrative coordinator. At times, when needed, they will consult the Board of referees to help them out. It is therefore important to inform the authors invited to submit articles that publication is not guaranteed.
  • We strongly encourage the use of a call for papers to supplement the texts of invited authors.
  • Please submit in .doc format and use Times New Roman, 12 point, single spaced font.

CALL FOR PAPERS EXAMPLE

Deadline for submissions : December 15, 2018

The Ethical Challenges of Recovering Historical Memory

Guest editor: Florence Larocque and Anne-Marie Reynaud (Université de Montréal)

Les Ateliers de l’éthique/The Ethics Forum invites articles for a special issue on historical memory.

In both contexts of a real or a superficial desire for reconciliation, multiple initiatives present themselves to projects that aim at preserving the historical memory of episodes of oppression or authoritarianism. Frequently, these take the form of truth and reconciliation commissions (notably in Canada, Latin America and South Africa), museums of memory or works of art. However, these initiatives often raise debates and questions about the recovery of memory for political or personal purposes. Sometimes it is the victims who do not feel understood; at other times, the allies of the protagonists feel that they are wrongly judged. Recovering historical memory, especially in connection to episodes of oppression and violence, is a sensitive – and far from unanimous – process.

More than a few recent initiatives aiming to recover, preserve or highlight historical memory have sparked debate, both nationally and internationally. Among others in Canada, there was the Truth and Reconciliation Commission, the historical series Canada: The Story of Us launched for the 150th anniversary of the Canadian Confederation, and the works Slāv and Kanata, which have all been criticized to varying degrees. Internationally, processes of democratic transition or internal conflicts have sometimes been followed by memory recovery initiatives, be they legislative (memorial laws), punitive (lawsuits), restorative (truth and reconciliation commissions) or commemorative (museums, artistic creations). These initiatives are also often called into question.

In the light of case studies or critical reflections, the present thematic journal issue aims to explore the ethical issues of memory recovery (in particular the historical memory of episodes of oppression or violence), through the following questions:

  • Can/should historical memory be preserved without being recovered for other purposes? To what extent is it problematic (or not) that it is also recovered for political, cultural or personal ends?
  • Can/should historical memory be inclusive? Should initiatives to preserve historical memory involve victims and protagonists (or even other external actors) when dealing with oppression?
  • What is the place of individual memory in processes of reconstituting collective historical memory?
  • Can/should historical memory be plural? Can it escape from a unitary (or even binary) narrative? Should collective memory aim to strike a balance between different visions of history? What are the consequences of striking a balance between these visions, compared to the full representation of the victims’ vision?
  • Can different forms of historical memory and memorial traditions coexist on an equal footing?
  • Is social mobilization necessary for the process of forming historical memory?
  • What is/are the difference (s) between memorial politics and memorial ethics?

The scope of this thematic journal issue is multidisciplinary. We invite authors from various disciplines (history, anthropology, political science, philosophy, sociology, law, etc.) to submit their proposals.

Format

Papers should be between 6000 and 12000 words. The paper should be anonymised and suitable for blind refereeing. Detailed instructions to authors are available at this address:http://www.lecre.umontreal.ca/wp-content/uploads/2014/07/consignes-aux-auteurs-2014_mise-en-page-1.pdf

Proposals should be submitted via email before December 15, 2018 to: jean-philippe.royer@umontreal.ca.