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Frédérick Armstrong

Postes occupés

2017-2018 Boursier-ère d'études supérieures,

Participations aux événements du CRÉ

4 juin 2018 Congrès annuel de l’Association canadienne de philosophie 2018

Biographie

Frédérick Armstrong est né à Montréal en 1986. Malgré son nom de famille, il est francophone, comme toute sa famille. Né dans un foyer pauvre, mais au capital culturel relativement élevé, il a une sensibilité profonde pour les enjeux socio-économique telles qu’ils sont vécus par les personnes vulnérables. Ses recherches tentent d’incarner cette sensibilité. Il est aime la philosophie, l’enseignement et les bulles.
Je suis candidat au doctorat en philosophie à l’Université de McGill. C’est lors d’un échange à l’Université Libre de Bruxelles que j’ai commencé à m’intéresser sérieusement aux questions liées au multiculturalisme et au pluralisme culturel. À l’époque, la Comission Bouchard-Taylor battait son plein au Québec et les questions de l’intégration des minorités culturelles était à l’avant scène. Insatisfait des approches libérales et sceptique par rapport aux approches communautariennes, j’ai entrepris une maîtrise en philosophie avec le but d’établir les bases normatives d’un multiculturalisme « non-libéral ». Je voulais dire par là que les politiques multiculturelles ne sont pas nécessairement lié au libéralisme « mainstream » qui domine la philosophie politique anglo-américaine. Le but était de défendre un multiculturalisme que les partisans d’une gauche plus « socialiste » ou « républicaine » pourraient endosser.
À certains égards, mes recherches doctorales poursuivent le travail de ma maîtrise. Sous la direction de Natalie Stoljar, j’ai appris à aborder les questions normatives liées au multiculturalisme avec une approche conceptuelle et métaphysique plus sophistiquée. À l’aide de cette approche, j’ai intégrer le concept de minori(ti)sation à mon discours philosophique pour montrer que le concept de « minorité » est inadéquat pour rendre compte de la nature complexe des groupes dits « minoritaires ». J’ai aussi utilisé cette approche dans mes recherches sur la vulnérabilité. Alors que naguère j’assumais que la vulnérabilité des groupes jouais un rôle important dans les expériences d’injustices (autant des minorités culturelles que des membres de la majorité qui sont marginalisés), je cherche maintenant à démontrer comment et pourquoi le concept de vulnérabilité peut nous aider à défendre des politiques multiculturelles réellement progressistes. Mes recherches sont animées par la volonté de relier les luttes sociales pour davantage de justice socio-économiques aux luttes pour une meilleure reconnaissance et une plus grande liberté concrète pour tous les membres de groupes minorisés.