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Antoine C. Dussault

Candidat au doctorat en philosophie à l’université de Montréal, sous la direction de Christine Tappolet.

Postes occupés

2017-2018 à aujourd'hui Membre régulier-ère,
2017-2018 à aujourd'hui Membre régulier-ère,
2013-2014 à 2015-2016 Étudiant-e,

Biographie

J’ai fait mon baccalauréat et ma maîtrise en philosophie à l’université Laval, à Québec, et je suis inscrit, depuis septembre 2009, au doctorat en philosophie à l’université de Montréal, sous la direction de Christine Tappolet. Ma recherche doctorale se concentre autour des enjeux méta-éthiques, de psychologie morale et de philosophie de l’écologie posés par l’éthique de l’environnement.

Selon plusieurs environnementalistes, les raisons pour lesquelles nous avons un devoir éthique de protéger la nature ne sont pas toutes relatives au bien être des humains. Certaines de ces raisons relèveraient plutôt d’une valeur intrinsèque (ou valeur finale) que possèderait la nature. En vertu de cette valeur, nous aurions l’obligation éthique d’accorder à la nature une considération morale, et donc de tenir compte de ce qui est bon pour elle dans nos décisions. Pour les écocentristes, cette considération morale se situe au niveau des touts écologiques (espèces, communautés biotiques, écosystèmes, biosphère), et non pas à celui des organismes individuels ; ce qui en fait une position éthique à la fois en rupture avec l’anthropocentrisme et l’individualisme dominants dans la tradition éthique occidentale.

Ma recherche vise à examiner les réponses possibles à deux objections qui ont été soulevées contre l’écocentrisme. La première se situe au plan de la psychologie morale, et objecte que, comme l’éthique concerne les êtres qui peuvent être objets de sympathie et que les touts écologiques ne le peuvent pas, alors ces derniers ne peuvent pas être des patients moraux. La seconde objecte que, comme les touts écologiques n’ont pas d’intérêts ou de bien propre, alors l’idée de devoir tenir compte de leur bien dans nos décisions ne peut pas avoir de sens.

Le traitement de ces enjeux nécessite de combiner les apports particuliers des champs de recherche philosophique qui m’intéressent le plus, soit : l’éthique, la méta-éthique, la psychologie morale, l’éthique environnementale et la philosophie de l’écologie.

En parallèle de mes études doctorales, j’enseigne depuis bientôt 4 ans au Collège Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse, sur la rive nord de Montréal. J’ai eu le plaisir d’y donner, entre autre, un cours d’anthropologie philosophique explorant la question des racines philosophiques de notre crise écologique, et un cours d’éthique de l’environnement présentant les principales positions et les débats importants en éthique de l’environnement.
Mon site web peut être consulté pour plus d’information.